La télésurveillance avec IMPLICITY MCI (IM009) concerne les patients équipés d’un moniteur cardiaque implantable disposant d’une fonction de transmission à distance. Le dispositif vise notamment le suivi de patients explorés pour des syncopes inexpliquées récidivantes ou certains accidents ischémiques cérébraux sans étiologie identifiée.
La Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) a rendu un avis favorable concernant l’activité de télésurveillance médicale utilisant IMPLICITY MCI (IM009).
La demande porte sur l’inscription sur la Liste des activités de télésurveillance médicale de la télésurveillance des patients porteurs d’un moniteur cardiaque implantable (MCI) doté d’une fonction de télésurveillance.
Les indications concernées correspondent à celles ouvrant droit à la prise en charge des moniteurs cardiaques implantables sur la Liste des produits et prestations remboursables (LPPR).
Des patients suivis pour des syncopes inexpliquées récidivantes
La télésurveillance concerne en premier lieu les patients chez lesquels un moniteur cardiaque implantable est utilisé pour rechercher l’origine de « syncopes inexpliquées récidivantes », après une première évaluation clinique comprenant l’anamnèse, un examen physique avec mesure de la pression artérielle en position couchée et debout et un ECG 12 dérivations.
Plusieurs situations sont couvertes :
- La première concerne les patients ne présentant pas de facteur de haut risque de mort subite nécessitant une hospitalisation et pour lesquels la probabilité de récidive de la syncope pendant la durée de vie du dispositif est élevée. Parmi les facteurs de risque considérés figurent notamment l’existence d’une cardiopathie structurelle ou d’une coronaropathie, des anomalies cliniques ou électrocardiographiques suggérant une syncope d’origine rythmique, ainsi que des comorbidités importantes, dont une anémie sévère ou des perturbations électrolytiques.
- La télésurveillance peut également concerner les patients présentant un haut risque de mort subite lorsque le bilan initial complet, comprenant une exploration électrophysiologique, n’a permis ni d’établir un diagnostic ni d’initier un traitement.
- Enfin, sont concernés les patients pour lesquels une cause réflexe de la syncope est considérée comme probable ou certaine, avec des épisodes fréquents et traumatiques. Chez ces patients, l’enregistrement d’une bradycardie sévère peut notamment conduire à discuter la pose d’un stimulateur cardiaque.
Une indication après certains accidents ischémiques cérébraux sans cause identifiée
Le deuxième champ d’utilisation concerne le diagnostic étiologique des accidents ischémiques cérébraux lorsque ni une source cardio-embolique ni un trouble de la coagulation n’ont pu être mis en évidence.
Cette indication s’adresse aux patients ne présentant pas de contre-indication à un traitement préventif secondaire par anticoagulation efficace ou à une occlusion de l’appendice auriculaire gauche. Elle suppose également que plusieurs investigations préalables n’aient pas permis d’identifier l’origine de l’accident ischémique.
Chez les patients âgés de moins de 55 ans, un bilan biologique recherchant des troubles de la coagulation et/ou de l’hémostase doit également avoir été réalisé.
L’activité de télésurveillance avec IMPLICITY MCI s’inscrit ainsi dans le prolongement de l’utilisation diagnostique du moniteur cardiaque implantable. Elle permet le suivi à distance des patients pour lesquels l’enregistrement prolongé du rythme cardiaque vise à documenter un événement susceptible d’expliquer des syncopes récidivantes ou certains accidents ischémiques cérébraux dont l’étiologie reste indéterminée après les investigations initiales.

