Actualités

  • Health&Tech Intelligence by Care Insight, partenaire de la Paris Healthcare Week 2019 (stand B36) 9 mai 2019

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    Cette année, la plateforme Health&Tech Intelligence by Care Insight est partenaire média de la Paris Healthcare Week 2019 et couvrira les agoras du numérique en santé. Nous vous donnons rendez-vous du 21 au 23 mai sur le stand B36 pour une démonstration de la plateforme et pour connaître les dernières actualités Care Insight.

    Pour l’édition 2019, 5 agoras sont proposées :

    L’Agora HIT-IT :

    • Dématérialisation des transactions commerciales entre acteurs du secteur santé : normes EDI et cadre légal (Edicom)
    • Aide à la décision clinique, IA et Big Data à l’hôpital : impacts et limites vus par les médecins – Présentation du livre blanc (Elsevier Masson)
    • Familizz : première application en France dédiée aux EHPAD, résidents et familles. Avec Familizz, renforcez le lien entre vos résidents et leurs proches tout en valorisant le travail de vos équipes ! (Familizz)
    • Big Data, IA et Santé Mentale : retour d’expérience et perspectives (GIP Symaris)
    • Comment piloter un projet de reconnaissance vocale au sein d’un GHT – Témoignage d’un DSI de GHT (Nuance Communications)
    • Retour d’expérience sur un projet de reconnaissance vocale dans une perspective GHT. Un DSI et un médecin livrent leurs points de vue sur Dragon Medical Direct (Nuance Communications)
    • GHT – Regroupement des services IT et des fonctions de support – Retour d’expérience (Octopus)

    L’Agora HIT-E-santé :

    • Connecter le patient à sa santé grâce à ses données (DrData)

    L’Agora Manager :

    • L’évaluation de la charge en soins, un outil au service de l’efficience des établissements (ECES Santé)
    • Fundraising dans l’univers de la santé – Règles d’or d’une stratégie de collecte de fonds (Fidelis)

    L’Agora Patient-Résident :

    L’Agora Construction-Ingénierie :

    • Sécurité bâtiment / personne
    • Développement durable
    • Construction / Ingénierie

     

    Je souhaite prendre rendez-vous sur le stand B36

    
    
  • Care Insight accompagne Bpifrance et la DGE dans l’organisation du Challenge IA en Santé 4 avril 2019

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    Paris, le 3 avril 2019 – Dans le cadre du plan « Intelligence Artificielle (IA) » annoncé par le Président de la République, l’État souhaite soutenir le lancement d’un challenge dédié à l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé dans le but de favoriser la transformation numérique, l’open innovation et l’exploitation de la data.

    Ce challenge se déroule en deux étapes. Dans un premier temps, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé au titre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), piloté par la Direction Générale des Entreprises et opéré par Bpifrance. Cet AMI, qui clôture le 17 avril à 12h, vise à sélectionner des organisations publiques ou privées basées en France disposant de jeux de données exploitables et porteuses de problématiques applicatives précises et à fort potentiel dans le domaine de la santé.

    Une fois la sélection des organisations finalisée, au plus tard le 31 mai 2019, un appel à projet (APP) conduira à sélectionner une ou plusieurs PME ou startups en capacité d’exploiter les jeux de données et de répondre à la problématique définie. Cet APP, qui sera lancé à la mi-juillet, permettra à des entreprises françaises expertes en IA de créer de nouvelles offres de produits et services innovants en exerçant leurs algorithmes et systèmes intelligents sur des données jusque-là inexploitées.

    Le délai de développement de la solution innovante jusqu’à la preuve de concept est limité entre 3 et 12 mois et les entreprises sélectionnées pourront bénéficier d’un financement public.

    L’objectif de ce challenge est double :

    • permettre à des organisations d’exploiter leurs propres données pour améliorer l’organisation et la pertinence des soins, conduire des travaux de recherche inédits, mener des projets innovants dans un objectif de santé publique, etc.
    • favoriser la montée en puissance de champions français de l’intelligence artificielle en santé et le développement économique de la France.

    Candidater à l’AMI (clôture le 17 avril à 12h) : extranet de Bpifrance

    Spécialisée dans l’innovation en santé, la société Care Insight a été sélectionnée via un appel d’offre pour trouver et accompagner les entreprises et organisations qui seront amenées à travailler ensemble dans le cadre du Challenge IA en Santé.

  • Webinar Health&Tech Intelligence : « HIMSS 2019 : innovations et tendances du marché » – 26 février 2019 4 mars 2019

    Générique début webinar HIMSS

    Ce 1er webinar H&TI revient sur les temps forts de l’événement international HIMSS 2019 consacré au numérique en santé à Orlando (USA). Il est présenté par Jean-François Goglin, Conseiller national système d’information santé à la FEHAP et Sandrine Degos, Directrice de publication de H&TI, qui livreront leur analyse du marché et des tendances des solutions innovantes qui peuvent potentiellement impacter notre système de santé.

    Visionner le webinar

  • Dr Béatrice Falise-Mirat rejoint Care Insight en qualité de Directrice scientifique 4 mai 2018

    bfmLe cabinet de stratégie Care Insight, spécialisé dans l’innovation, le numérique et la transformation du système de santé, annonce l’arrivée du Docteur Béatrice Falise-Mirat en qualité de Directrice scientifique.

    Béatrice Falise-Mirat, jusqu’alors directrice déléguée de Medicen Paris Region, rejoint le cabinet de stratégie Care Insight à compter du 2 avril 2018. Cette arrivée au sein des équipes du cabinet renforce son expertise dans le domaine des technologies innovantes en santé et sa position de leader dans le domaine de la e-santé.

    Béatrice Falise-Mirat bénéficie d’un parcours riche d’expériences acquises avec les acteurs de l’innovation en santé des secteurs privé (grandes entreprises, cabinets de conseil) et public (acteurs institutionnels et associatifs).

    Ingénieur de l’école polytechnique et docteur en médecine, Béatrice Falise-Mirat débute sa carrière en 1990 chez Siemens Medical Solutions dans la formation des utilisateurs puis la vente des technologies d’imagerie médicale (IRM, scanner). Elle rejoint ensuite pour 2 ans l’équipe santé d’Ernst & Young consulting en tant que senior manager. En 1998, elle retourne chez Siemens Medical Solutions pour piloter le développement des nouvelles activités du groupe en France, basées sur les systèmes d’information et les produits de radiologie et de soins intensifs. Elle occupera ensuite les postes de responsable de l’activité « électronique médicale » puis des activités « thérapie et médecine nucléaire » jusqu’en 2006. Elle intègre ensuite Intel corporation en tant que business development manager avec pour objectif de promouvoir l’usage de nouvelles technologies dans la santé. Elle devient Directeur associé à l’ANAP en 2009, en charge de la mise en place et du suivi des projets autour des technologies de santé. Après un passage chez Accenture comme associée en charge de la santé où elle s’occupait de la stratégie santé, elle intègrera de 2013 à 2015 le poste de directrice des affaires publiques et réglementaires d’Orange Healthcare pour piloter la stratégie techno-règlementaire et s’occuper des actions de lobbying en matière de e-santé. Depuis 2015, elle occupait le poste de Directeur délégué de Medicen Paris Region, premier cluster dédié à la santé au niveau européen.


     

    Care Insight, cabinet crée en 2014, dirigé par Sandrine Degos, Présidente fondatrice et Cécile Lagardère, Associée, réalise un CA de 2,4 millions d’euros en 2017 et compte une vingtaine de collaborateurs.  Il accompagne depuis plus de 4 ans la transformation du système de santé et plus spécifiquement la transition numérique dans des missions de conseil stratégique, de networking et d’animation de communautés professionnelles. Il réalise une veille internationale sur les innovations organisationnelles et technologiques en santé dans le cadre de sa plateforme Health&Tech Intelligence. En 2017, le cabinet crée un département Innovation et Economie Numérique confié à David Clavereau, qui déploie des programmes d’innovation en lien avec les start-ups de la santé.

    Fondateur en 2012 du think tank Le Cercle des Décideurs Numérique & Santé, le cabinet mène également depuis 2015 la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN).

  • CentraleSupélec Exed et Care Insight s’associent pour accélérer l’appropriation de la e-santé 5 octobre 2017

    logo centrale supelecCentraleSupélec Exed et Care Insight ont signé un partenariat pour répondre aux nouveaux défis du développement du numérique en santé. Les porteurs de projets de télémédecine et de e-santé doivent maitriser les différents risques et facettes d’un projet et disposer des clefs et outils pour le mener à terme. Les progrès technologiques se développant beaucoup plus rapidement que les usages ou les habitudes des acteurs, les décalages induits mènent à un sentiment de méfiance et une faible appropriation des potentialités de ces technologies.

    EXECUTIVE CERTIFICATE ESANTE TELEMEDECINE : UNE FORMATION POUR DE NOUVEAUX DEFIS ESANTE

    Cette formation de CentraleSupélec Exed, entité dédiée à la formation continue de CentraleSupélec vise à poser, à exposer les enjeux, le contexte et la déontologie lié au déploiement de la e-santé. Un état des lieux français et international sera également dressé aux participants. Care Insight apportera son expertise en matière de numérique et santé notamment sur l’innovation et son intégration dans une stratégie de santé et un écosystème complexe. Cette formation portera également sur la qualité et la sécurité dans un univers très réglementé. Enfin un volet indispensable lié à évaluation des projets e-santé viendra compléter cette formation.

    Le savoir-faire de Care Insight réside dans sa maîtrise des enjeux du numériques et de l’innovation appliqués aux acteurs de santé.  Care Insight est spécialisée dans les approches de transformation du système de santé et l’accompagnement des acteurs publics et privés pour le déploiement de nouvelles organisations et coopérations. Care Insight soutient le développement de l’innovation en santé à travers 3 pôles d’activités. Le conseil : l’expertise au service des problématiques de nos clients. Le Network : la co-construction et le partage des expériences. La veille et les études : la diffusion éclairée des informations qualifiées.

    A QUI S’ADRESSE CETTE FORMATION ?

    Les projets liés à la santé sont complexes, ils font interagir différents acteurs n’ayant ni le même vocabulaire, ni les mêmes méthodologies. L’executive certificate e-santé / télémédecine a été conçu pour eux : directeur d’établissement, DSI, gestionnaires de risques, cadres d’ARS, Industriels de l’informatique et de l’électronique de santé, ESN, CRO, Industriels du secteur de la santé, ingénieurs d’affaires et de services marketing, médecins et toute personne intéressée par le management hospitalier et la qualité-sécurité des systèmes d’information en Santé.

    Plus d’informations

    A propos de CentraleSupélec Exed

    CentraleSupélec Exed est l’entité dédiée à la formation continue de CentraleSupélec. Elle hérite de deux cultures d’excellence réputées pour leurs approches avant-gardistes de la pédagogie. En accompagnant les professionnels aux différentes étapes de leur carrière dans le champ des sciences de l’ingénieur et du management, nous prolongeons la mission de notre établissement : former des leaders de culture scientifique et technologique, et des innovateurs, capables de relever les grands défis de leur temps. Les formations dépassent largement la seule acquisition de connaissances : l’objectif est de former des personnalités conscientes des grands enjeux économiques, environnementaux et sociaux de notre époque pour transformer le quotidien.

  • Save the date: Health & Tech for People: Digital Disruption! 4 octobre 2017

    logo hybride H&T for people

     Save the date: Health & Tech for People: Digital Disruption! 

    Le 1er rendez-vous international organisé en France par le Cercle des Décideurs Numérique et Santé.

    Comment construire un système de santé centré sur le patient en intégrant le digital, telle est la question posée lors de ce colloque international, par le Cercle Numérique & santé, think tank indépendant présidé par le professeur Laurent Degos, premier président et fondateur de la Haute Autorité de Santé et membre du « Scientific Panel for Health » auprès de la Commission Européenne.

    Pour poser le débat, le Cercle a réuni un comité scientifique de haut niveau composé d’experts français et internationaux : scientifiques, économiques ou décideurs publics.

    Health & Tech for People sera animé par des rencontres, des workshops et des études de cas concrètes autour du Value-Based Care, du Big Data, de l’intelligence artificielle et mettra en lumière la capacité des organisations de santé à intégrer ces innovations…

    Pourquoi venir ?

    Health & Tech for People, Digital Disruption !  est avant tout un moment pour :

    • Rencontrer des experts internationaux et des leaders politiques et médicaux (Harpreet Sood – NHS England, Ain Aaviksoo – Republic of Estonia, Véronique Roger – Mayo Clinic…)
    • Faire le point sur les innovations majeures et comprendre comment les intégrer dans notre système de santé
    • Découvrir de nouvelles stratégies gouvernementales
    • Trouver des partenaires français et internationaux

    Quels seront les sujets abordés ?

    • La révolution du numérique en santé : comment construire un parcours centré sur le patient
    • Les innovations digitales comme moteurs pour la transformation du système de soins
    • Le Value-Based Care et le numérique vers plus de valeur pour le patient dans un modèle de financement renouvelé

     Notre comité scientifique         

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     Le lieu & la date

    L’événement se déroulera à Paris le 13 décembre à L’UICP.

    Nous souhaitons marquer cette journée par un lieu symbolique, au pied de la Tour Eiffel.

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    Pour vous inscrire 

    https://www.healthandtech.eu/fr/htifp/

    Qui organise cet événement ? 

    logo cercleLe Cercle des Décideurs Numérique et Santé, est un think-tank indépendant, acteur de la transformation du système de santé. Le Cercle des Décideurs Numérique et Santé a vocation à faire travailler ensemble industriels, acteurs de santé, institutionnels et relais d’opinion sur une plateforme commune au-delà du portage politique. Avec une ambition : accompagner l’émergence d’une filière industrielle d’excellence, qui réponde aux enjeux de santé publique, de sécurité, de pérennité et de création de valeur économique.

    Nous sommes engagés depuis février 2012 dans l’animation d’une communauté d’idées et de réflexions autour de la transformation du système de santé avec le Cercle des Décideurs Numérique & Santé.

    Le site de l’événement : https://www.healthandtech.eu/fr/htifp/




    Contact Presse :

    Marine Goglin 

    Goglin.marine@care-insight.fr

    06 79 27 90 62
    #HTFP

    frise

  • David Clavereau devient directeur du programme startups et économie numérique de Care Insight 15 juin 2017

    large_david-clavereauDavid Clavereau prend les fonctions de directeur du programme start-ups et économie numérique du cabinet Care Insight.

    Il interviendra sur l’ensemble des métiers de la société (network, veille et conseil), et portera pour 2017 le projet stratégique de création d’un accélérateur international dédié à la santé.

    David Clavereau était auparavant en charge du projet santé.fr au sein de l’ARS Ile-de-France puis du GCS Sesan. Il avait auparavant co-fondé La Netscouade, agence de communication et de transformation numérique, et organisé les stratégies digitales de plusieurs campagnes présidentielles.

  • Etude sur les écosystèmes territoriaux d’innovation dans la e-santé par Health&Tech Intelligence 31 mai 2017

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    Care Insight, cabinet de conseil en stratégie spécialiste de la e-santé, publie aujourd’hui, avec le soutien de la Caisse des Dépôts, la première étude sur les écosystèmes territoriaux d’innovation dans la e-santé. Elle apporte des données inédites sur la localisation et la typologie des entreprises de la e-santé, et analyse l’efficacité des politiques d’accompagnement des entreprises mises en place par les collectivités après la réforme territoriale.

    Si la santé est une priorité stratégique bien identifiée par les territoires, la e-santé est loin d’être systématiquement perçue comme secteur à part entière. Qui sont les entreprises de la e-santé ? Quels sont les écosystèmes les plus dynamiques ? Où s’installer selon son segment d’activité ?

    C’est à ces questions que répond l’étude autour d’une triple analyse :

    1. Une analyse des stratégies territoriales en matière de e-santé : cadre légal d’intervention des collectivités depuis la dernière réforme territoriale, dispositifs de financement des entreprises, rôle des différentes structures d’accompagnement, outils mis en place.
    2. Une analyse du tissu territorial des entreprises de la e-santé : localisation, typologie, segments de marché adressés, perspectives de développement.
    3. Une analyse des apports réciproques entre stratégies territoriales et stratégies d’entreprises : fertilisation croisée des écosystèmes de la santé et du numérique, insertion locale des entreprises et ouverture à l’international.

    Meilleurs accompagnements territoriaux des entreprises de la e-santé, localisation et typologie des entreprises de la e-santé… Vous trouverez les réponses à ces questions dans l’étude.

    Pour commander l’étude : Écosystèmes territoriaux d’innovation dans la e-santé

    Prix de vente, au format numérique : 700 € HT.

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  • Cécile Lagardère, nouvelle associée chez Care Insight 16 juin 2016

    La société Care Insight, experte en e-santé, annonce l’arrivée de Cécile Lagardère en tant que associée pour accompagner son développement. 

    Cécile Lagardère, ex-directeur des ventes Europe du Sud de Qualcomm, devient associée de Care Insight, société experte en e-santé créée en 2014, pour accompagner sa croissance et le lancement de Health&Tech Intelligence©, première plateforme de veille e-santé.

    Avec ses quinze collaborateurs et près de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, Care Insight accompagne depuis plus de 2 ans la transition numérique des acteurs de la santé dans des missions de conseil stratégique, de networking et d’animation de communautés de décideurs du monde sanitaire et médico-social. Care Insight a notamment mené récemment des études pour les acteurs institutionnels et industriels de la filière e-santé telles que les études Pipame sur les perspectives du marché de la e-Santé en France ou NOEMIE, nouveaux modèles économiques en Europe. En mai 2016, le cabinet lance avec succès Health&Tech Intelligence©, service de veille à destination des décideurs de l’écosystème santé.

    Agée de 37 ans, Cécile Lagardère rentre au capital de la holding CI Partners actionnaire majoritaire de Care Insight présidée par Sandrine Degos et renforce son empreinte dans le monde industriel et des technologies.

    Diplômée de Centrale Lille et d’un master en télécommunication de l’Université Polytechnique de Catalogne, Cécile Lagardère débute sa carrière en 2003 comme consultante chez Accenture en Espagne. Elle intègre ensuite le CHU de Nice à la tête du Département des systèmes d’intégration pendant plus de 4 ans. En 2011, elle rejoint Accenture France sur un poste de direction au sein du Département santé. Elle travaille notamment en 2015 sur le Plan Santé Numérique de la Nouvelle France Industrielle et occupe la vice-présidence du groupe de travail du Syntec sur les modèles économiques. Depuis 2014, elle occupait le poste de Directeur des ventes (Europe du Sud) chez Qualcomm.

  • Santé, Hôpital, Médecine : Exporter l’excellence française 31 mai 2016

    Compte-rendu de la journée du 12 mai 2016

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    Santé, Hôpital, Médecine : Exporter l’excellence française

    Contexte
    La présence internationale de la santé française – et particulièrement des secteurs hospitaliers – peut bénéficier des dispositions apportées par la possibilité, donnée aux CHU, de créer des filiales privées depuis la parution du décret d’application de l’article 42 de la loi Macron. Si l’internationalisation de la santé française existe depuis de nombreuses années sous diverses formes, tant dans le public que le privé, elle peut à présent devenir une activité commerciale et un axe stratégique majeur, autant pour certains établissements de santé que pour les entreprises françaises qui les accompagnent.

    Pascal Terrasse, député de l’Ardèche et secrétaire général parlementaire de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, a débuté la journée en regrettant que la santé ne fasse pas aujourd’hui partie des grands secteurs prioritaires de l’export français : « je suis convaincu, par le savoir-faire de nos hôpitaux que la France a la capacité à pouvoir s’exporter ». Or nous prenons du retard, du fait de l’accroissement de la concurrence internationale sur les marchés émergents, notamment en Afrique.

    Il souligne que Business France a déjà lancé des opérations stratégiques pour la filière santé et salue les initiatives de clubs santé à l’étranger. Les grandes entreprises du CAC 40 ont également pris les devants car elles n’ont pas forcément besoin de l’Etat pour cela. Mais les PME ont besoin du soutien de l’Etat. Pascal Terrasse veut imaginer un système porteur d’avenir et faire comprendre que la santé n’est pas seulement un coût mais aussi un choix économique et stratégique. Il souligne notamment l’intérêt de la loi Macron dans ce contexte.

    Antoine de Tovar, Président de l’Acodess, présente les attentes et les exigences des pays  et des bailleurs de fonds[1]. Il rappelle que les bailleurs de fonds agissent à la fois comme acteurs des politiques de développement et comme banquiers et financeurs de projets d’utilité publique. Ils importent aussi les modes de fonctionnement anglo-saxons (éléments que doivent prendre en compte les français). Les exigences des pays  et leur demande dépendent de leur situation sociale, économique, de l’état de santé des populations et de la nature de leurs régimes politique et économique. Les pays en développement, toujours confrontés aux fléaux des maladies virales et transmissibles ont des systèmes de santé  avant tout orientés vers la santé primaire, conformément aux orientations internationales. Or, ces pays connaissent aussi des transitions démographique et épidémiologique qui engendrent des besoins nouveaux. Ceux-ci nécessitent  une révision complète des systèmes de santé et le rééquilibrage entre  les fonctions curatives et de prévention, et une professionnalisation de l’accompagnement et de l’expertise extérieure.  D’importants programmes de réhabilitation, création d’hôpitaux et structures techniques seront nécessaires compte tenu du  délabrement des structures hospitalières de ces pays. Les pays en voie de développement ont aussi la volonté d’accéder à des pratiques médicales et hospitalières adaptées à leurs besoins, utilisant des technologies modernes qu’ils maîtrisent et  par des structures publiques ou privées, dans une logique double : réduire la pauvreté et développer la santé. Ils se situent en réalité dans un continuum avec les pays émergents et pays développés pour lesquels le marché de la santé est déjà très largement ouvert et multiforme, faisant appel à des savoirs faire et compétences très diversifiées.

    Antoine de Tovar souligne que l’Etat français, un des principaux contributeurs des fonds et des agences spécialisées en santé, est cependant trop peu présent à l’international, malgré les programmes de financement de l’AFD et d’Expertise France. La diplomatie doit jouer une mission de veille et de soutien aux promoteurs  en matière de santé et mieux faire connaître la qualité du système de santé français, dans toute sa diversité. L’hôpital représente l’un des principaux enjeux d’exportation de la santé  et tous les experts hospitaliers (direction et professionnels de santé) ont un rôle à jouer. Il souligne toutefois les divers  freins actuels à la présence des acteurs français sur un marché en pleine croissance.

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    Philippe Domy, ancien Président de la conférence des DG de CHU et ancien DG du CHRU de Montpellier, a présenté et modéré la première table ronde de la journée sur les retours d’expériences, les stratégies d’alliance et la recherche de complémentarités. Pour lui, la loi Macron permet une ouverture fantastique à l’international pour les acteurs hospitaliers. Mais il regrette qu’une part trop importante – l’autorisation administrative de créer une filiale – soit laissée aux ARS qui ne sont pas assez expertes sur l’international.

    Alexander Eggermont, directeur général de l’Institut Gustave Roussy a rappelé que les pays émergents vont connaitre d’ici 10 ans une explosion de la prévalence des cas de cancers. Mais les pays émergents ne sont pas prêts à gérer cet afflux de patients. La gestion du cancer est compliquée tant du point du vue du diagnostic, que des systèmes d’imagerie et de traitement. La France a les capacités et la légitimité pour prendre une place prépondérante sur ce marché dans un contexte de demande de santé et d’expertise française de la part de ces pays. L’enjeu est de trouver les moyens financiers pour porter ces démarches internationales et de développer des programmes dans les langues nationales ou en anglais. Au Moyen-Orient, il existe des centres hospitaliers « dernier cri », mais qui ne sont pas opérationnels. L’IGR a mené un projet d’opérationnalisation d’un centre d’oncologie au Koweït en 2015. Ce projet propose de former des médecins sur place au diagnostic et au traitement des cancers les plus courants. Il propose également de repérer les cas de cancers les plus avancés et d’accueillir ces patients en France pour être traités. L’IGR a également mené des programmes dans les ex-pays soviétiques. Dans ces pays, le système hospitalier est technologiquement en retard, mais les médecins sont très bien formés. L’IRG a lancé un projet en 2014 de spécialisation de chirurgiens kazakhs dans un programme de formation des formateurs. Ces compétences acquises en France ont vocation à être diffusées au Kazakhstan. En conclusion, ces deux expériences offrent des visions différentes de ce que peut être l’exportation de la santé en France soit par la formation, soit par l’accompagnement et l’opérationnalisation de structures de santé étrangères.

    Florence Veber, directrice de la délégation aux relations internationales de l’AP-HP présente la stratégie de l’AP-HP – qui est en train de mettre en place sa filiale privée. Elle souligne que pour l’AP-HP, la loi Macron, ne répond pas totalement aux attentes de simplification – notamment en matière juridique – puisque les filiales restent soumises aux règles des marchés publics[2]. L’AP-HP a développé de nombreux partenariats dans le monde et témoigne d’une longue tradition de formation de médecins étrangers. L’AP-HP a lancé plusieurs projets à l’étranger comme la construction d’un CHU français à Hanoi, la formation de médecins à la catastrophe au Brésil et en Chine ou encore la rénovation de CHU en Algérie. L’échec de certaines de ces expériences a souligné le poids des contraintes juridiques. Pour Florence Veber,  la législation actuelle ne permet pas aux établissements de santé de développer une activité internationale à grande échelle et d’être  vraiment performant face à nos concurrents qui sont tous des entreprises privées. Pour l’AP-HP, il faut résoudre les difficultés juridiques pour se développer et répondre aux demandes étrangères mais aussi ne pas partir seul sur ces marchés, et bien avec des équipes et des entreprises françaises : « Construire un hôpital ne consiste pas seulement à faire du béton, il faut construire un projet médical cohérent ».

    Coralie Cuif, secrétaire générale de la FEHAP, précise que les établissements privés hospitaliers et d’aide à la personne ne sont pas concernés par l’article 42 de la loi Macron. Elle souligne que plusieurs établissements FEHAP ont déjà une expérience internationale, notamment dans le cadre de coopérations et d’accueil de patients ou de professionnels étrangers (IMM, Foch, Hôpital Américain ou Saint Joseph). La FEHAP a de plus, collaboré avec les autres fédérations, à  une plaquette qui recense les hôpitaux en mesure d’accueillir des patients étrangers. L’objectif est de diffuser cette plaquette assez largement pour que les patients étrangers puissent venir se faire soigner en France.

    Charles Petitot d’Ideal Medical Product Engineering, un des intégrateurs les plus présents à l’international,  regrette que la France ait délaissé le secteur de la santé à l’export. Il présente à titre d’exemple la stratégie de l’Allemagne qui a mis en place une banque de développement, KVW et des instances d’utilisation de fonds européens comme GIZ. Les pays développés comme la France, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis ont privilégié le développement international dans les domaines de l’énergie et de l’armement, contrairement à l’Allemagne, très présente sur les enjeux de santé. La France fait également preuve d’un manque de coordination entre les décideurs publics et sa diplomatie. Il n’existe pas d’opérateur public ou privé qui puisse assumer les coûts du développement ou monter des projets à l’international.

    Roland Ollivier, directeur de l’Institut de Management à l’EHESP, a rappelé que l’EHESP est présente dans de nombreux pays du monde. Les demandes de formations de ces pays concernent notamment, la formation au management des établissements de santé. Ces enseignements prennent également la forme de formations de cadres et de dirigeants, courtes et sur mesure. L’EHESP a aussi mis en place des programmes de formation des formateurs en France comme à l’étranger. Certains futurs dirigeants hospitaliers effectuent des stages à l’étranger. L’EHESP connait toutefois des limites dans la disponibilité et dans la durée de ses formateurs. De plus l’articulation entre les différents acteurs n’est pas toujours aisée.

    Philippe Domy souhaiterait quant à lui, que les DG d’hôpitaux aient la possibilité de pouvoir passer quelques années dans des hôpitaux étrangers pour acquérir une expérience internationale et que cela soit un « accélérateur de carrière ».

    Eric Trottmann, chef du bureau « International, Europe et Outre-Mer » de la DGOS, s’est pour sa part félicité que beaucoup d’entreprises et d’établissements français s’exportent et participent à la diffusion de l’image France à l’étranger : Sanofi, Instituts Pasteur, Curie, Mérieux… La DGOS a également mis en place depuis 2010, un outil de de financement des partenariats hospitaliers à l’international, à travers les  MIGAC. Il constate que le nombre de projets présentés augmente régulièrement et regrette que l’enveloppe globale de 1 million d’€ ne suive pas cette tendance. Aujourd’hui les freins juridiques qui empêchaient les établissements hospitaliers de s’exporter s’effacent peu à peu. L’article 42 de la loi Macron participe à cette facilitation de l’export de santé, mais aussi le développement de l’accueil des étudiants ou des patients étrangers.

    Jean-Paul Moatti, président directeur général de l’Institut de Recherche et de Développement a souligné l’exception que représente la France : elle est le dernier pays au monde à conserver des établissements publics de recherche (IRD, CIRAD, Institut Pasteur). L’IRD est également une exception dans le paysage français. L’IRD est soumis à une double tutelle, celle du Ministère de la Recherche et celle du Ministère des Affaires Etrangères.  Il y a là pour Jean-Paul Moatti une opportunité entre la diplomatie scientifique et sanitaire et les autres acteurs. Jean-Paul Moatti a également défendu une vision francophone de la recherche. La France est le 2e producteur scientifique au monde, pourtant l’impact au sein des organisations internationales n’est pas reconnu comme il se doit. La Francophonie peut jouer ce rôle. « La question n’est pas de parler français, mais de penser français » a-t-il dit. Il a de plus souligné que l‘IRD avait vocation à se situer à l’articulation entre la recherche et l’expertise. Il regrette cependant que ces deux secteurs ne communiquent pas assez.  Aujourd’hui la santé est un enjeu fondamental de la globalisation. Les maladies infectieuses se diffusent dans les pays du Nord du fait des mouvements de populations et des changements climatiques. Les différences entre Nord/Sud demeurent importantes en matière de santé, où certaines maladies que l’on soigne très bien au Nord restent le plus souvent mortelles au Sud. En conclusion, Jean-Paul Moatti a rappelé que le manque de coordination politique et de pilotage de la diplomatie sanitaire posent des problèmes à l’étranger, car les interlocuteurs étrangers ne connaissent pas le référent santé français.

    Questions :

    • François Chevillard– consultant : Quelle est la place de la France dans le marché de la santé ? Quelles sont les initiatives qui permettent aux entreprises de s’adapter aux offres ?
      • Charles Petitot: La part de marché de la France sur les exportations est de zéro. Pour ce qui est de l’adaptation de l’offre, celle-ci est soumise aux normes internationales et étrangères. C’est donc la question de la compatibilité entre les normes françaises et étrangères qu’il faut poser. Pour ce qui est de la participation des PME à l’export, elle peut passer par deux leviers. Soit par la diplomatie (voyage officiel avec présence de PME) ou bien par le soutien de grands groupes.
    • Remarque de TC Nguyen – président d’une association de coopération franco vietnamienne sur son expérience au Vietnam : beaucoup de décideurs politiques français pensent en réalité que la santé est un secteur stratégique. Les médecins français de l’équipe opérant au Vietnam, sont souvent mal à l’aise pour parler de projets économiques avec leurs collègues vietnamiens.
    • Bruno Salazard, chirurgien plasticien à l’Hopital Foch de Marseille et représentant d’une ONG intervenant notamment en Asie souligne que l’environnement international doit aussi être pris en compte. Les ONG sur place peuvent apporter aux diplomates ou aux entreprises leur expertise du fait de leur professionnalisation. Il a aussi été demandé à Moattisi l’expertise française chirurgicale reconnue dans le monde, pouvait être exportée dans les pays du Sud.
      • Jean-Paul Moatti: l’IRD a un double rôle : un rôle de recherche avec les laboratoires de l’IRD mais aussi un rôle de de relais et de soutien auprès des partenaires de recherche étrangers. Le transfert de technologie prévu dans les Objectifs du Développement Durable et dans la COP 21 peut profiter aux pays du Sud dans le domaine de la médecine. Toutefois l’IRD n’a pas vocation à développer des programmes sur le terrain, mais à établir des partenariats sur le terrain.

    Philippe Domy a conclu la matinée en soulignant que des partenariats pouvaient être mis en place entre les hospitaliers et les entreprises. Il appelle à la coordination des acteurs de l’offre française pour ne pas laisser échapper des appels d’offre.  Il souhaite enfin que les pouvoirs publics  repensent la part de la santé dans l’export et mettre en place une stratégie claire pour la diffuser dans le monde.

    ————

    La première table ronde de l’après-midi était consacrée aux conditions de la mise en œuvre du décret n° 2016-211 du 26 février 2016 relatif aux filiales et aux prises de participation des centres hospitaliers universitaires.

    Claude Evin, ancien ministre et avocat chez DLA Piper a présenté les aspects juridiques du décret d’application de l’article 42 de la loi Macron. Les CHU sont autorisés à prendre des participations et à créer des filiales commerciales et à valoriser les résultats de leur recherche. Ces filiales ne remettent pas en cause les missions de l’hôpital, mais sont des sociétés qui relèvent du droit du commerce en cas de litiges. Claude Evin souligne que seuls les CHU à la situation financière favorable sont  éligibles à créer de telles filiales. Il faut ainsi que leur budget soit d’au moins 500 M€. Le DG de CHU agira ainsi comme un chef d’entreprise et il lui reviendra la mission de gérer la filiale commerciale. Le conseil de surveillance du CHU doit donner un avis positif pour la création de la filiale. Le DG de CHU doit aussi obtenir l’aval du DG d’ARS pour la création de la filiale.

    S’en est suivie une discussion entre Michel Claudon, président de la Conférence des présidents de CME et Christophe Gautier, directeur des relations internationales de la Conférence des DG de CHU. Michel Claudon souligne la nouveauté que représente l’article 42, répondant à la légitime exigence exprimée par les communautés médicales de valoriser leur recherche et innovations, tout en insistant sur l’importance de ne pas creuser de déficit. Christophe Gautier le rejoint sur ce point et rappelle que le DG de CHU ne doit pas décider seul mais que l’équipe médicale  aussi donne son avis. Il ajoute qu’avant ce décret, les missions internationales des CHU n’étaient que des projets d’assistance. Le décret change cela et Christophe Gautier s’en réjouit. A la question de M. Claudon sur le nombre de CHU concerné par ce décret, il répond que seule une petite dizaine d’entre eux répondent aux critères financiers. Il  souligne toutefois la volonté de certains d’entre eux de s’associer pour fonder une filiale commune. M. Claudon avertit du danger d’une telle association en posant le problème des brevets et de la propriété intellectuelle. Souvent, a-t-il rappelé, les brevets ne sont pas détenus par les seuls CHU. C. Gautier insiste sur la nécessité de monter des partenariats entre les filiales des CHU et des hôpitaux étrangers pour s’inspirer de ce qui est fait dans ces structures. La présence des CHU français dans le monde est importante grâce à ces partenariats. La formation et l’accueil d’étudiants étrangers est aussi une source de rayonnement. Les dirigeants d’hôpitaux étrangers auront plus tendance à s’associer avec des hôpitaux de leur pays d’études.

    Norbert Nabet apporte la vision des directeurs généraux des ARS en tant que DGA de l’ARS de la région PACA. Les DGARS ont un rôle très périphérique, a rappelé N. Nabet. Ils ont une mission de contrôle de légalité et doivent veiller que l’argent public soit utilisé à bon escient. Il souligne la volonté des DGARS de faire des CHU des développeurs et des relais de la santé française dans le monde. Les projets menés par l’IGR montrent que des choses sont possibles.

    Pol Nolet, directeur du développement, Secteur Public, au sein du cabinet d’audit international Grant Thornton, présente les dispositifs financiers du décret. Celui-ci introduit une révolution institutionnelle au sein des CHU : le DG jouera désormais un double rôle de directeur d’hôpital et d’administrateur de sociétés. Dans ce cadre nouveau, P. Nolet perçoit les contraintes juridiques et financières prévues dans le décret comme un garde-fou, un contrepoids aux nouvelles compétences attribuées au DG, par l’implication du président de CME et du DGARS. D’autre part, la création de filiales, poursuit P. Nolet, est porteuse de risques financiers pour le CHU. En conséquence, le principe d’ « appréciation des risques » prévu dans le texte est très important même si la définition en reste assez floue. De plus, P. Nolet rappelle que les filiales devront nommer un commissaire aux comptes. Ce dernier pourrait être amené à exercer un devoir d’information s’il relève, à l’occasion de l’exercice de sa mission, des faits de nature à compromettre la continuité de l’exploitation. Pour rappel, cette obligation générale d’alerte est un principe déjà applicable dans le secteur privé. Poursuivant sur un autre registre, P. Nolet soulève les risques associés à l’opportunité de mettre en place des filiales communes à plusieurs CHU : au niveau de la gouvernance de ces structures, en termes de mise en commun des actifs … Des arbitrages seront en permanence nécessaires, avec des intérêts susceptibles d’être contradictoires entre établissements et avec la filiale. Michel Claudon s’interroge : comment les bénéfices seraient-ils redistribués après la prise de participation d’actifs par des CHU ?  Il reviendra à l’assemblée générale des actionnaires de la filiale de déterminer la répartition de ces bénéfices sur la base de la répartition du capital et des droits de votes. A ce sujet P. Nolet rappelle que le risque de pertes financières était lui aussi possible, et c’est la raison pour laquelle, selon lui, les contraintes du décret sont pertinentes.

    Questions :

    • Pour Emmanuel Goddat – AP-HP et membre de l’Acodess, l’entreprise n’est pas dans l’ADN des DG de CHU. Il y a donc un besoin de formation commerciale et entrepreneuriale pour les DG de CHU.
      • Claudon partage ce constat. Il souligne que les études de médecine sont très denses et que des démarches aussi simples que le parcours patient ne sont pas enseignées.
      • Gautier ne partage pas ces avis. Pour lui la transition entrepreneuriale des hôpitaux a été entamée depuis longtemps.
    • Nguyen présente un projet de télémédecine – pilote en partenariat avec des hôpitaux généraux des provinces du Delta du Mekong et des PME françaises, dénommé Télémédecine Vietnam 2020, et invite ceux qui voudraient y créer des filiales avec des hôpitaux privés vietnamiens. Il pourrait les conduire dans cette démarche.
    • François Chevillard pense que l’esprit d’entreprise ne manque pas au sein des hôpitaux et regrette les dispositions limitantes du décret. Il précise que prendre des parts dans une entreprise représente toujours une prise de risque. Cela peut se traduire par un besoin de trésorerie sur les premières années de vie de la filiale.  Il pense ainsi que le regroupement des CHU pour fonder des filiales communes semble être une bonne solution, même si le décret est insuffisant sur ce point.
      • Nolet nuance en précisant que si la loi paraît contraignante, elle offre aussi beaucoup d’opportunités. Elle n’interdit notamment aucune formule de coopération entre CHU par la création de filiales par type de spécialisation afin, par exemple, d’éviter une concurrence entre les filiales.
      • Gautier se dit convaincu que l’unification des CHU sous une même bannière est la meilleure réponse. Cette solution permet de faire en sorte que le risque ne soit pas supporté par un seul établissement, mais évite aussi la dispersion des réponses aux appels d’offre internationaux.
    • Antoine de Tovar toutefois souligne qu’il faut différencier deux types de participations. Il est ainsi légitime qu’une équipe de CHU veuille des retombées sur les résultats de ses recherches. Mais l’émiettement des réponses aux appels d’offre est dangereux. Il souligne qu’en l’absence de regroupement des CHU pour répondre aux appels d’offre, aucune équipe de gestionnaires ne pouvait être mobilisée par ces structures sur le long terme.
    • Gilles Brucker de l’AP-HP indique que la demande étrangère pour plus de santé, de savoir-faire et de formation français est forte. Il a également insisté sur le fait que l’AP-HP ne voulait pas aller seul à l’étranger. L’AP-HP a la volonté de passer d’opérations d’assistance individuelles à une stratégie globale et collective. La loi Macron offre cette opportunité malgré des limites importantes.
      • Nolet explique que ces limitations sont les mêmes que celles que connaissaient le secteur privé.

    —————-

    La deuxième table ronde de l’après-midi s’est focalisée sur les enjeux de la valorisation de l’innovation et de la recherche à l’étranger.

    Geneviève Fioraso, députée de l’Isère, ancienne ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche présente le potentiel français en matière de recherche. La France est en cinquième position dans le monde de la recherche. Ce secteur représente environ 200 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects. C’est un secteur créateur de richesse représentant un chiffre d’affaire de 73 md€. Elle regrette que le monde de la recherche français ne s’exporte pas assez, et que les débouchés industriels de la recherche ne soient pas assez développés. G. Fioraso souligne l’importance que prennent les grands acteurs d’internet ou GAFA (Google-Apple-Facebook-Amazon) dans l’investissement dans la recherche. Elle déplore le trop faible nombre d’ETI spécialisés dans la recherche (63 contre 1 100 en Allemagne) et de brevets (700 brevets français déposés sur les 10 dernières années contre 4 900 brevets allemands). Elle insiste sur le besoin de nouvelles pratiques de recherche. Les endroits les plus dynamiques et efficaces sont les lieux où tous les acteurs (chercheurs, entreprises, investisseurs) sont présents. Elle a enfin mis en avant le conservatisme de certains chercheurs en France, sur le sujet des cellules souches notamment, et le poids de la législation sur ces questions.

    Pierre Leurent, président de Voluntis et coordinateur général de l’Alliance eHealth France prône un nouveau modèle économique en France. L’un des thèmes de l’Alliance eHealth France est de créer de nouveaux espaces de santé en France, en favorisant la co-construction et l’alliance des acteurs industriels et de recherche. L’autre thème qui privilégie l’Alliance est la promotion des savoir-faire français dans le domaine de l’e-santé. La France ne dispose pas d’un catalogue d’offres de santé. Il faut donc un changement de paradigme, et changer les modes de penser. Si on veut gagner à l’international, il faut dépasser la division culturelle française entre entreprises et monde de la santé.

    Bertin Nahum, président-fondateur de Medtech, expose la vision d’une PME innovante et fortement présente à l’étranger. La présentation de B. Nahum  expose la réalité du terrain et de souligner les difficultés que rencontre une PME dans ses relations avec le monde de la santé. L’objectif premier aujourd’hui est de dresser des passerelles entre le monde de la recherche et les entreprises. L’expérience de Medtech montre qu’il est difficile pour les PME de travailler avec la recherche publique et avec les établissements de santé publics français. B. Nahum rappelle que Medtech fait 80% de son chiffre d’affaires à l’étranger, et ne parvient pas à mettre en place des partenariats avec les hôpitaux français.

    Christian Lajoux, président du pôle de compétitivité Médicen, explique que les pôles de compétitivité ont vocation à rapprocher hôpitaux et entreprises. Toutefois, il a souligné que les instruments ne sont peut-être pas toujours utilisés comme ils devraient l’être. C. Lajoux propose trois pistes pour développer l’innovation et le savoir-faire industriel :

    • Faire un état des lieux des domaines porteurs à l’international sur lesquels la France doit se mobiliser. Pour ce faire l’offre scientifique doit rencontrer la demande industrielle, ce qui n’est pas toujours le cas.
    • La capacité de financement de l’internationalisation doit rencontrer la demande des investisseurs.
    • Simplifier les institutions françaises pour éviter un millefeuille de fonctions qui complexifie la situation.
    1. Lajoux ajoute que les pôles de compétitivité doivent favoriser l’entrée des PME dans les marchés internationaux en créant un Erasmus des entreprises.

    En réponse à cela, Bertin Nahum souligne l’importance de ne pas sous-estimer la capacité créative des entreprises françaises. Le cas de la French Tech est à ce titre très pertinent. C. Lajoux s’est dit d’accord avec les remarques de B. Nahum. Il a lui aussi rappelé que l’innovation vient aujourd’hui d’abord des PME. Il remarque que de nombreuses PME n’osent pas investir les marchés internationaux.

    Questions

    • Emmanuel Goddatdemande si les hôpitaux universitaires pourront prendre un jour des parts dans des start-up dès leur création, rappelant le modèle du Small Business Act.
      • Fioraso a répondu que la valorisation était un métier. La recherche et les hôpitaux n’ont pas à faire du capital risk.

    Interventions

    Dominique Brunin, délégué Général de CCI International, présente le réseau de partenaires et d’entreprises de la santé Export&Santé. D. Brunin explique que trop souvent les acteurs français sont en ordre dispersé. Il est donc important de réunir et de rassembler pour vendre l’expertise française sur le marché de la santé à l’international. Soutenu par les acteurs institutionnels (Business France, FHF et le Ministère des Affaires Etrangères), ce réseau est une plateforme commune qui couvre un large champ de la santé.

    Eric Ozimek, directeur de marché, a exposé l’expérience internationale de Medasys. La volonté de partager le savoir-faire français avec des établissements étrangers fut pour Medasys une expérience concluante. La présence française à l’étranger est un atout. La démarche d’externalisation du savoir-faire français démontre la force d’adaptation des entreprises aux enjeux internationaux et réglementaire des autres pays.

    Denis Keener, design manager pour Bouygues Construction, souligne (dans un document transmis) l’expertise acquise par son entreprise dans les projets de santé. Bouygues Construction a ainsi développé des compétences en programmation, ingénieries technique et financière, équipements et maintenances grâce à aux partenariats public‐privé. D. Keener rappelle les avantages de l’offre française, à savoir la reconnaissance du système français de santé dans le monde, l’efficience des projets menés ou encore la capacité d’écoute et de compréhension des besoins sanitaires. Toutefois, il pointe aussi des faiblesses : l’absence d’un opérateur français ayant une expérience à l’étranger, un niveau de prix élevé par rapport à la concurrence mondiale ou bien le manque de coordination entre les acteurs. Les conditions du succès sont simples pour D. Keener : il faut avant tout bénéficier de l’appui des autorités, puis répondre de façon globale et coordonnée aux appels d’offre qui se présentent, normaliser l’hôpital à la française, mais aussi s’adapter aux normes et aux contraintes locales.

    Jean-Jacques Denis, ancien député a conclu la journée en annonçant la création du club « France Médical Développement ». Ce Club vise à réunir les acteurs de la santé (hospitaliers et médico-sociaux), les entreprises du secteur, petites et grandes, et les pouvoirs publics afin de favoriser le développement d’une filière exportatrice et contribuer ainsi aux nouveaux enjeux de la diplomatie économique.

    La journée a démontré qu’il y a une forte demande étrangère de santé française et que les acteurs français de la santé ont la volonté d’y répondre. Mais de nombreux freins culturels et politiques empêchent encore d’établir des partenariats entre les entreprises et le monde de la recherche et des hôpitaux. Les pouvoirs publics sont trop peu présents et il n’y pas assez de coordination politique. Le secteur de la santé n’est d’ailleurs pas considéré comme prioritaire, et de nombreux intervenants s’en sont émus. La France a pris beaucoup de retard sur l’export en santé depuis des années, mais l’article 42 de la loi Macron et son décret d’application peuvent donner l’impulsion nécessaire pour rattraper ce retard.

    Retrouvez les biographies des intervenants en cliquant ici.

    Contact France Médical Développement :
    Benjamin NEGRE, Chargé de mission – benjamin.negre@care-insight.fr – 01 56 79 11 57

    [1] Notamment : Banque Mondiale,  Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Union Européenne, Banque Européenne d’Investissement, Agence Française de Développement, Banque Africaine de Développement, Banque islamique, US Aid, UK Aid, GGZ…

    [2] Les filiales restent des personnes morales privées, soumises en ce sens au droit commercial, elles sont également soumises au code des marchés publics dans leur rôle d’acheteur dans le cas où elles sont détenues par les CHU (publics par définitions)

  • Rapport du Conseil stratégique des industries de santé 14 avril 2016

    Manuel Valls a réuni le 11 avril 2016 le 7e Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) à l’Hôtel de Matignon.

    Le Conseil stratégique des industries de santé, espace de concertation et d’échanges entre les industriels du secteur et les pouvoirs publics, est le lieu où se dessine une vision stratégique partagée. A la suite du séminaire du 17 avril 2015, ouvert par le Premier ministre, trois groupes de travail ont été mis en place : ils ont réuni les industriels et les pouvoirs publics, autour des principaux enjeux du secteur : la lisibilité et la prévisibilité, l’accès à l’innovation et l’attractivité de l’industrie française. Les orientations du 7e CSIS devront répondre aux défis auxquels sont confrontées les industries de santé.

    Télécharger le rapport

  • « Health and Tech Intelligence », la nouvelle plateforme pour les décideurs de la e-santé 14 avril 2016

    La société Care Insight, expert en e-santé, présidée par Sandrine Degos, lance en mai 2016 « Health and Tech Intelligence », plateforme en ligne sur abonnement à destination des décideurs de la santé.

    News, dossiers, data, interviews, analyses, annuaires : « Health and Tech Intelligence » apporte une information qualifiée sur les innovations technologiques, le cadre réglementaire et institutionnel, le business et les modèles économiques de la santé numérique. Cette plateforme offre également une cartographie des organisations, des acteurs et des initiatives en France et à l’international. « Health and Tech Intelligence » s’appuie sur les outils technologiques et l’expérience  éditoriale de la société News Tank Network.

    Care Insight, créée en janvier 2014, s’est imposée dans le domaine de la e-santé par son savoir-faire en matière de conseil en stratégie, d’études, de networking et d’organisation d’événements. En 2015, la société a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à deux millions d’euros et compte aujourd’hui quinze collaborateurs.

    Le cabinet mène depuis deux ans la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) et conduit une démarche prospective sur la transition du système de santé dans le cadre du Cercle des Décideurs Numérique et Santé, un think tank que Sandrine Degos a créé il y a plus de 4 ans. Le cabinet a également mené en 2015 l’étude PIPAME sur les perspectives du marché de la e-santé et accompagné des acteurs institutionnels et industriels sur les Territoires de Soins Numériques (TSN).

    N’attendez plus pour demander une mise en test sur www.healthandtech.eu

     

  • Le PIPAME publie l’étude « E-santé : faire émerger l’offre française en répondant aux besoins présents et futurs des acteurs de santé ». 9 février 2016

    Cette étude, réalisée par Care Insight en partenariat avec le cabinet OpusLine, s’est déroulée tout au long de l’année 2015 à la demande de la Direction Générale des Entreprises du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, du SNITEM, du SYNTEC Numérique et du G5 Santé. Elle s’est appuyée sur l’expertise de plus d’une centaine d’acteurs : start-ups, groupes internationaux, professionnels de santé, associations de patients, investisseurs, assureurs, pouvoirs publics et institutionnels.

    Cette étude fait le point sur les enjeux clés du marché de la e-santé :

    • E-santé : bulle spéculative ou solvable ?
    • Quelle acceptation de l’écosystème ?
    • Vers quels segments investir ?

    Retrouvez l’étude en suivant le lien ci-après : http://www.entreprises.gouv.fr/etudes-et-statistiques/e-sante-faire-emerger-offre-francaise

  • L’Aquitaine et Euskadi engagées dans l’émergence d’une Chronicity Valley 17 août 2015

    Le Conseil Régional d’Aquitaine et le Gouvernement Basque, à travers leurs représentants, Solange Ménival, vice-présidente en charge de la santé et Guillermo Viñegra, vice-ministre de la santé, ont signé le 7 mai dernier, un plan d’actions 2015-2016, mise en œuvre opérationnelle du Protocole d’Entente et de Coopération visant à faire émerger et à structurer une Chronicity Valley, filière d’innovation et de développement économique autour des enjeux de la chronicité.

    Un programme qui s’inscrit dans le contexte de l’Eurorégion Aquitaine-Euskadi, qui encourage la définition d’objectifs communs de coopération contribuant au développement économique, social et culturel des deux régions.

    L’explosion des maladies chroniques, avec l’allongement de la durée de la vie, est devenue un des enjeux sanitaire et économique majeurs du 21ème siècle. Elle transforme les organisations, fait évoluer les rôles des professionnels, en même temps que les progrès de la médecine. 38% des basques souffrent d’une ou plusieurs maladies chroniques, chiffre qui doublerait en 2040. En Aquitaine, ce sont 500 000 patients atteints de maladies chroniques, dans la région qui sera en 2016 la plus âgée d’Europe.

    La coopération Chronicity Valley a pour but de développer des innovations dans le traitement et la réduction des effets et des causes des maladies chroniques, du vieillissement en bonne santé et du maintien à domicile, de contribuer au développement d’un tissu industriel et de recherche permettant la création d’emploi dans ces secteurs et de garantir une meilleure coordination des soins, en particulier dans le cas des maladies chroniques.

    Grâce au rassemblement de nombreux partenaires, issus  du monde institutionnel, industriel et académique – Agence Régionale de Santé, Aquitaine Développement Innovation, GIPSO, CHU, Université de Bordeaux, BIOEF, Osakidetza, Kronikgune, Euskampus, Basque BioCluster – des actions d’amorçage ont été identifiées : la réponse conjointe à des appels à projets européens, la constitution d’une cartographie des compétences industrielles et de recherche en matière de santé de part et d’autre de la frontière, et enfin, le partage d’une culture commune à travers des workshops thématiques.

    Liens vers les AAP Européens :
    AAP Eurorégion : http://www.aquitaine-euskadi.eu/appel-a-projets-aquitaine-euskadi-2015.html
    Third Health Program : http://ec.europa.eu/health/programme/policy/index_en.htm
    Interreg Europe 2014-2020 : http://www.interreg4c.eu/interreg-europe/
    Poctefa 2014-2020  https://www.poctefa.eu/
    Atlantic Area 2014-2020 http://atlanticarea.ccdr-n.pt/
    Horizon 2020 http://ec.europa.eu/programmes/horizon2020/

    Télécharger le MOU

  • Rapport Charges et Produits pour l’année 2016 21 juillet 2015
    Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses : les propositions de l’Assurance Maladie pour 2016.

    Chaque année, l’Assurance Maladie présente au Gouvernement et au Parlement ses propositions relatives à l’évolution des charges et produits au titre de l’année suivante et aux mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre prévu par le cadrage financier pluriannuel des dépenses d’assurance maladie.

    À partir d’analyses réalisées sur l’évolution des dépenses et des pratiques, et en s’appuyant sur les recommandations françaises et internationales, le rapport Charges et produits pour l’année 2016 présente des propositions et des pistes de réflexion visant à améliorer la qualité et l’efficience des soins, et à optimiser les dépenses de santé.

    Vous pouvez également télécharger ci-dessous les rapports Charges et produits pour les années 2008 à 2015.

    Voir la suite de l’article

  • Rapport du Sénat : Le numérique au service de la santé 20 juillet 2015

    Rapport de Mme Catherine PROCACCIA, sénateur et M. Gérard BAPT, député, fait au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques

    n° 465 (2014-2015) – 26 mai 2015

    À la suite d’une saisine par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, l’OPECST a réalisé, le 15 mai 2014, une audition publique, ouverte à la presse, réunissant l’ensemble des parties prenantes sur le thème du numérique au service de la santé.

    Les échanges ont montré la véritable révolution que représente ce que l’on dénomme

    l’« e-santé » en termes de technologies et de parcours coordonné de santé : dossier médical personnel, hôpital numérique, hospitalisation à domicile, télémédecine… L’offre de la filière industrielle est foisonnante.

    Mais la profusion des données de santé (« big data ») comporte autant de potentialités (épistémologie) que de risques (protection des données personnelles). L’audition publique a ainsi permis d’identifier, pour tous ces domaines nouveaux, les besoins de cadre juridique complémentaire nécessaires à leur déploiement.

    Voir l’article

    Accès au rapport au format PDF

  • Le Syntec Numérique publie un livre blanc sur « la révolution du bien vieillir » 3 juillet 2015
    Le syndicat Syntec Numérique et le groupe Orange Healthcare ont présenté le 24 juin un livre blanc à Laurence Rossignol afin d’accélérer le déploiement des nouvelles technologies en lien avec le vieillissement de la population.
    Le document, issu d’un travail collaboratif de 27 entrepreneurs et industriels, ambitionne de détailler « comment le numérique transforme l’action sociale et accélère le développement de la Silver économie ».

    Le livre blanc a été remis à la secrétaire d’Etat à la famille, aux personnes âgées, à l’autonomie et à l’enfance, par trois membres du groupe de travail « Silver économie » de Syntec Numérique, Sadik Filipovic (Ailancy), Nadia Frontigny (Orange Healthcare) et Isabelle Zablit (Clavesis et Wellfundr).

    Sadik Filipovic a d’abord défini le champ de la « Silver économie » en quatre points:
    – seniors constituant un groupe hétérogène (actifs, fragiles et dépendants), auquel il convient de s’adresser différemment. Le risque de dépendance reste « faible » à environ « 10% »
    – La prise en compte du souhait de 90% des gens de vieillir à domicile. « La Silver économie doit se développer autour du domicile et de son aménagement », a-t-il assuré
    – La problématique du financement. Sadik Filipovic a admis que le secteur public jouait son rôle, mais a pointé le manque de coordination avec les financements privés. A ce titre, il a exprimé son intérêt pour les futures actions des conférences départementales des financeurs prévues dans le projet de loi « vieillissement ».
    – La nécessité de communiquer sur les produits sans stigmatiser les personnes âgées.

  • Analyse de Roland Michel sur les assurances et la Silver Eco 24 juin 2015

    Les assurances peuvent-elles solvabiliser la Silver eco ?

    Retrouver l’analyse de Roland Michel, Conseiller stratégique en politiques de santé ici

  • Compte-rendu de la matinale du 16 juin 2015 22 juin 2015

    Synthèse de la matinale de la Silver Economie

    16 juin 2015

    Thème : Assurance et Silver Economie

    Retrouvez la synthèse  ici

     

  • « Big data : impact et attentes pour la normalisation » : découvrez le livre blanc AFNOR 16 juin 2015

    Vous ne savez pas ce que recouvre le « big data » et souhaitez comprendre de quoi il s’agit ? Vous commencez à vous positionner sur ce marché ou êtes un acteur incontournable ? Découvrez le livre blanc publié par AFNOR : il propose une analyse du sujet et des solutions existantes ou à créer.  

    Présentation de l’écosystème du big data, des architectures et interfaces basées sur le cloud, analyse du caractère hétéroclyte des données à structurer, le défi de l’interopérabilité sémantique et de la gouvernance des données… Sur toutes ces questions : le livre blanc publié par AFNOR apporte des réponses et identifie des opportunités de développement, par la normalisation volontaire.

    Il a été élaboré au nom du Comité stratégique AFNOR information et communication numérique1, par un groupe de travail de 32 personnes impliquées dans l’écosystème big data. Ce groupe était animé par Charles Huot (Temis/Aproged), avec comme rapporteur Jean-François Legendre (AFNOR).

    Le néophyte en big data appréciera ce livre blanc pour comprendre les enjeux du sujet, identifier les acteurs politico-économiques en présence et les normes volontaires déjà à sa disposition pour trouver des réponses à ses questions.

    Les experts du sujet y trouveront des analyses pour orienter leurs choix de développement et identifier les opportunités de normalisation dans lesquels investir pour apporter des réponses aux nombreuses interrogations qui se posent.

    En traduisant n’importe quelle donnée en bits informatiques, partageables sur des réseaux sociaux, stockables à distance avec le cloud computing, les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont ouvert une nouvelle ère, celle du big data : la production et la gestion de « données massives » (l’équivalent français de l’expression). Par « massives », on entend de grandes quantités d’informations (exprimées en milliards d’octets), produites sur des supports variés (capteurs, téléphones, etc.), avec des outils extrêmement véloces permettant d’envisager des décisions en temps réel.

    Ainsi défini, le big data constitue un enjeu fort pour tous les acteurs économiques. Pour les entreprises, le sujet est vu comme un moyen de mieux maîtriser leur marché, de conquérir de nouveaux prospects ou de mieux cerner les attentes de leurs clients actuels. L’information devient un actif stratégique. Par ailleurs, le big data est lui-même un objet de création de richesse, avec des sociétés se positionnant sur des activités de collecte, de vérification, de traitement, d’exploitation, d’archivage de données.

    Le big data ne saurait exclure les acteurs publics, qui disposent là d’une opportunité pour proposer de nouveaux services aux citoyens. En particulier dans les domaines en rupture technologique, comme la ville intelligente, l’e-santé ou les smart grids. Mais rapidement, émergent plusieurs autres enjeux : celui du contrôle, de la fiabilité, de la propriété intellectuelle des données, et celui de l’interopérabilité tant au niveau du processus de collecte que de l’extraction de l’information et la restitution des résultats.

    Télécharger le livre blanc « Big data : impact et attentes de normalisation volontaire » de juin 2015…

  • Appel à projets de la Fondation Malakoff Médéric Handicap 8 juin 2015

    Appel à projets
    du 1er juin au 31 juillet

    La loi de 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a promu l’accès « à tout pour tous » mais elle n’a pas résolu la question du renoncement aux soins qui reste importante faute de lieux accessibles et de praticiens formés au handicap…

    C’est pourquoi la Fondation Malakoff Médéric Handicap lance un appel à projets, du 1er juin au 31 juillet 2015, destiné à accompagner et financer des initiatives innovantes « en faveur d’une meilleure accessibilité aux soins et à la santé pour les personnes handicapées ».

    Cet appel à projet est doté d’un montant de 200 000 euros.

    Vous trouverez dans le kit téléchargeable ci-dessous toutes les modalités de participation.

    Cahier des charges de l’appel à projets (pdf, 125 ko)
    Dossier de candidature de l’appel à projets (pdf, 650 ko)
    Règlement de l’appel à projets (pdf, 126 ko)

  • Signature du premier plan d’action Santé Chronicity Valley Aquitaine Euskadi à l’ARS 6 mai 2015

    Communiqué de presse

    Aquitaine / Euskadi / Santé
    Le 7 Mai à l’Agence Régionale de Santé

    Délégation conduite par le Vice Ministre de la Santé Guillermo Vinegra pour l’Euskadi
    Accueil par la Vice Présidente Santé, Solange Ménival pour l’Aquitaine

    Sous l’impulsion du Lehendakari Inigo URKULLU et du Président Alain ROUSSET , le 17 Décembre 2014, la Région Aquitaine et l’Euskadi signaient un Mémoremdum of Understanding afin de favoriser le développement d’un axe territorial Bordeaux-Bilbao de coopérations en santé, organisationnelles, industrielles et de recherche, sur les maladies chroniques et le vieillissement, afin de faire émerger une Chronicity Valley.

    Le 7 Mai 2015, le Vice Ministre de la Santé Guillermo Vinegra, et ses principaux collaborateurs viennent en Aquitaine pour finaliser et signer avec la Vice Présidente Solange Ménival, le plan d’action Chronicity Valley pour la période 2015 / 2016.

    Il est prévu une série d’échanges pour identifier les innovations organisationnelles et technologiques, mises en place dans les 2 Régions, autour des maladies chroniques, cardiologie, cancer, diabète, maladies neuro psychiatriques, pharmacologie et bon usage du médicament, et santé mentale.

    Ce sont les principales pathologies qui constituent aujourd’hui un défi pour refonder notre organisation de santé. Le croisement inédit entre Régions à la pointe de l’innovation dans ce domaine est une véritable opportunité pour les patients qui attendent des réponses concrètes et toujours plus urgentes, de prises en charge adaptées aux nouvelles thérapies et au raccourcissement des temps d’hospitalisation.

    Les 2 Régions s’engagent sur ces thématiques à aller chercher des financements européens sur les différents fonds.

    Au cours de cette journée, chaque partenaire présentera les grands axes des innovations portées dans leur Région.

    Un point presse sera organisé à l’ARS, à 13h45 avant la signature du plan d’action.

  • Santé connectée, le Livre Blanc du Conseil national de l’Ordre des médecins 19 février 2015

    A l’heure où le marché de la santé connectée est en pleine croissance, de nombreuses questions se posent : réglementation, utilité médicale, usages, gestion et valorisation des données… De plus, les frontières sont de plus en plus brouillées dans le monde de la santé connectée et il devient difficile, voire aléatoire, de faire une distinction absolue entre les dispositifs, applis et objets connectés utilisés dans le domaine du bien-être, dans celui de la santé et dans celui de l’exercice de la médecine. Le débat qui s’ouvre autour de la régulation de la santé mobile impose cependant d’en définir les différentes composantes… C’est justement ce à quoi répond le nouveau Livre Blanc du CNOM publié le 3 février, qui préconise les 6 recommandations suivantes :

    1. définir le bon usage de la santé mobile au service de la relation patients-médecins ;
    1. promouvoir une régulation adaptée, graduée et européenne ;
    1. poursuivre l’évaluation scientifique ;
    1. veiller à un usage éthique des technologies de santé connectée ;
    1. développer la littératie numérique ;
    1. engager une stratégie nationale de e-santé.

    Consulter le Livre Blanc « Santé connectée » du CNOM

     

  • Compte rendu de la Matinale Silver Economie du 18 février 18 février 2015

    Vieillissement et diabète : quels enjeux sanitaires, économiques et sociaux ?

    18 février 2015 – Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées

    Une matinale animée par Hélène Delmotte (Care Insight)

    Gérard RAYMOND, secrétaire général de la Fédération Française des Diabétiques

    site_AFDEpidémiologie – Le vieillissement de la population est responsable pour un quart dans la progression du diabète de type 2. Au-delà de 75 ans, une personne sur quatre est diabétique. L’enjeu consiste moins à ajouter des années à la vie que de la (qualité de) vie aux années.

    La prévention – Elle est le premier pilier de la Stratégie nationale de santé (SNS), avec l’éducation à la santé. La prévention est essentielle et doit commencer dès le plus jeune âge, dès l’école primaire.

    Le « métier de patient » – L’ensemble des acteurs – professionnels de santé, médico-sociaux… – doit nous apprendre « à être de bons patients ». On nous parle souvent d’observance mais dans certains cas, les malades diabétiques de type 2 pourraient se montrer « inobservants » car certaines recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) ne sont pas adaptées : par exemple, la HAS recommande la réalisation de quatre hémoglobines glyquées par an mais si la première et la quatrième sont à 10, il faut s’interroger. De la même manière, faire réaliser un fond d’œil annuel à un jeune diabétique qui a une hémoglobine glyquée à 6 ou 7 ne sert à rien. Notre système de santé devrait moins valoriser le professionnel de santé qui prescrit ces recommandations de façon méthodique, que celui qui est capable d’amener le patient à baisser de deux points son hémoglobine glyquée grâce au dialogue et à une prise en charge personnalisée. En outre, pour motiver le patient à atteindre des objectifs, il est préférable de lui parler de bonus et de qualité de vie que de sanctions.

    Je rêve par ailleurs qu’une association de patients puisse évaluer les professionnels de santé, les programmes d’ETP, les services de diabétologie des CHU…. Nous avons beaucoup de retard en la matière.

    Education thérapeutique du patient (ETP) – La diabétologie a inventé l’ETP. Le lecteur de glycémie nécessitant une autonomie des patients, il fallait les éduquer à être autonome. J’ai connu l’ETP subie. J’étais à l’école ! Or la première posture doit être l’écoute. N’oublions pas que le patient peut avoir des dénis, des peurs, des refus. Les échanges entre patients sont souvent très fructueux. La solution peut consister à consolider ces échanges par des professionnels formés et des patients experts.

    Silver économie – Première réflexion, des salariés en bonne santé produisent mieux que des salariés en mauvaise santé. L’entreprise représente donc un lieu important pour la prévention. L’AFD a par exemple mis en place des programmes de prévention et de sensibilisation au diabète dans l’entreprise.

    Seconde réflexion, les industriels doivent comprendre nos besoins. Toutes les semaines, un industriel prétend révolutionner la vie des diabétiques. Il y a eu quelques évolutions mais nous n’avons finalement pas beaucoup progressé sur le fond. Les industriels doivent entendre nos besoins et travailler avec nous sur la recherche du mieux-vivre. Nous n’avons pas besoin de flicage ou des contraintes. Réfléchissons ensemble sur les dispositifs technologiques, les objets connectés, les médicaments… Les besoins des patients doivent être plus importants que les besoins des industriels.

    Gouvernance – Je crois aux actions de proximité initiées par les acteurs médico-sociaux et animées par les élus locaux. Il faut redonner à ces derniers la responsabilité de l’état de santé de la population, aux côtés des Agences régionales de santé (ARS). Le milieu associatif de proximité a aussi un rôle fort à jouer. Nous n’avons d’ailleurs sans doute pas utilisé suffisamment les contrats locaux de santé.


     Catherine TOURETTE-TURGIS, docteur, professeure et chercheure en sciences de l’éducation à la Faculté Pierre et Marie Curie

    L'ETP_La maladie comme occasion d'apprentissageEducation thérapeutique du patient (ETP) – L’ETP a encore besoin d’évoluer. Les exposés didactiques existent toujours.

    Combattre les préjugés – Il existe des préjugés dans les pathologies métaboliques. En diabétologie, en néphrologie, en cardiologie, certains professionnels considèrent que ces maladies sanctionnent le style de vie. Ils abordent encore trop souvent les patients en leur disant « Il faut maigrir ! Et si vous n’y arrivez pas, je ne peux rien pour vous ». Le sujet malade finit par culpabiliser et ne plus rien dire. Il y a aussi des outils violents comme l’enquête alimentaire. Le terme « enquête » me choque. Il faut humaniser l’environnement des patients et les traiter en adultes. L’adulte n’apprend pas comme un enfant, en restant assis derrière une table. Il doit développer une pratique autoréflexive sur lui-même. Les personnes malades sont des autodidactes qui doivent apprendre à apprendre, et à trier les informations dans une société où les savoirs sont partout.

    Travailler la motivation – La santé n’est pas un but en soi. Souvent, ce qui motive, c’est l’autre. Un patient veut rester vivant pour autrui. La santé se conjugue aussi avec un climat social et empathique. L’éducation thérapeutique, c’est le soutien du vivant. Je ne travaille qu’avec le dialogue. Nous devons identifier l’histoire qui « colle » avec les valeurs de la personne malade. « Qu’est-ce qui est le plus important dans votre vie ? ». Nous n’avons pas de caractéristique innée qui nous donnerait la capacité de nous autoréguler en santé. En outre, en diabétologie ou en néphrologie, le patient ne sent pas les symptômes, il n’a pas toujours conscience des indices biocliniques internes, ce qui suppose de mener d’autres réflexions…

    France/International – En France, nous n’avons toujours pas réussi à implanter l’ETP. Elle n’est ni reconnue, ni financée. Nous vivons une transition épidémiologique sans mettre en place la transition sociale qui devrait l’accompagner.

    J’ai travaillé en Californie, un état avancé en matière de santé publique. Le développement de l’ETP aux Etats-Unis date de l’après-guerre. Les populations sont aussi peut-être plus impliquées parce qu’elles sont moins bien prises en charge.

    Proximité – J’ai fondé une université des patients. Je diplôme des personnes malades qui vont ensuite en former d’autres. J’ai aussi créé un Certificat universitaire de 120 heures sur la démocratie en santé afin d’apprendre à des patients à devenir représentants de usagers. Aujourd’hui, 17 millions de personnes souffrent de pathologies chroniques : il faut s’appuyer sur la dynamique des patients et aussi casser la barrière entre valides et non valides. Aujourd’hui, ce sont les valides qui dirigent tout. Or les personnes malades formées doivent être présentes dans toutes les instances de santé. C’est un combat politique. Il ne s’agit pas d’agir l’un contre l’autre mais ensemble.

    L’entreprise n’est pas non plus adaptée aux personnes les moins valides. Nous avons besoin d’une organisation de travail qui reconnaisse la possibilité d’être fatigué, d’arriver plus tard, etc. C’est un effort de solidarité nationale. Tant que les valides seront aux commandes, nous n’avancerons pas. Cessons le paternalisme envers les personnes malades qui se sentent dès lors redevables… Il faut sortir de cette vision et faire évoluer toute la société.


    Nadège ALLARD, Directrice du Pôle Autonomie, Bluelinea

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     Nous sommes sensibilisés depuis quelques mois à l’accompagnement de personnes diabétiques. Nous réfléchissons à une offre à déployer au domicile.

    En tant que spécialiste des objets connectés, nous travaillons sur le glucomètre connecté associé à des entretiens psychosociaux qui seraient réalisés par des psychologues dans le but de soutenir la personne dans la réalisation de son projet de vie, mais aussi les aidants. Notre stratégie intègre la collaboration avec les médecins et les référents pour obtenir un meilleur suivi des protocoles. Il faut aussi repérer les risques de fragilité pour créer l’offre la plus adaptée possible aux besoins des patients.

  • Journée régionale de la e-santé en Île-de-France 19 décembre 2014

    GCS D-SISIFARS IDF

    Retrouvez les présentations en ligne de cette 6e journée régionale de la e-santé organisée avec le soutien de Care Insight !

    9h00 : OUVERTURE DE LA JOURNEE
    Claude EVIN, Directeur général, Agence régionale de santé Île-de-France
    Modérateur : Hélène DELMOTTE, journaliste Care Insight

    9h30 : L’ERE NUMERIQUE, UN NOUVEL AGE DE L’HUMANITE
    Gilles BABINET, Responsable des enjeux de l’économie numérique, pour la France auprès de la Commission européenne

    10h00 : TERRISANTE, LE NUMERIQUE AU SERVICE DE LA SANTE EN METROPOLE DU GRAND PARIS
    • Le programme territoire de soins numérique : construire une filière industrielle d’avenir
    Yannick LE GUEN, sous directeur du pilotage de la performance des acteurs de l’Offre de soins, DGOS, Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des Femmes
    •  TerriSanté, le projet gagnant pour l’Île-de-France, pourquoi, comment ?
    Dr Laurent TRELUYER, Directeur du pôle systèmes d’information, ARS Île-de-France
    • Faciliter les pratiques professionnelles : quels outils numériques ?
    Bernadette HERAULT, présidente de l’ARDOC, représentante de l’URPS Infirmiers
    • Un terrain d’innovations au profit des patients et des offreurs de soins
    Christine CALINAUD, Responsable du programme Innovations, ARS Île-de-France
    Pr Eric LEPAGE, Directeur du programme innovation, GCS D-Sisif

    11h00 : LE SCHEMA DIRECTEUR DU SYSTEME D’INFORMATION (SDSI), UN AN APRES
    • La gouvernance régionale du Schéma directeur des systèmes d’information
    Bertrand MARTIN, Directeur de l’hôpital d’Argenteuil et administrateur du GCS D-Sisif
    • La nécessité d’un schéma d’urbanisation des SI de santé régionaux
    Pierre BOIRON, Directeur du GCS D-Sisif
    • Exemples de mise en cohérence de projets existants avec le nouveau SDSI
    Sandrine CHIPOT, Directrice du Programme Pilotage, GCS D-Sisif
    Christophe COUVREUR, Directeur de Programme Production de soins, GCS D-Sisif

    12h00 : VERS UN SERVICE PUBLIC D’INFORMATION DE SANTE, LE GPS DE VOTRE SANTE
    Nicolas PEJU, Directeur de cabinet de Claude Evin, ARS Île-de-France
    Dr François DOLVECK, Directeur médical du GCS D-Sisif

    13h00 : DEJEUNER SUR PLACE

    14h00 : ATELIER

    Animateurs : Pierre BLONDÉ, Responsable du département SI & support aux métiers, ARS Île-de-France

    Animateurs : Géraldine CORNET-GICQUEL, Directrice des systèmes d’information et de l’organisation, centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye
    Rémi TILLY, Responsable de la sécurité des systèmes d’information, GCS D-Sisif

    Animateurs : Bruno XOUAL, Responsable du programme Parcours de soins, ARS Île-de-France
    Isabelle LEROUX, Directrice de projet au GCS DSISIF
    Dr. Aurélie MISME, Responsable de la Coordination Territoriale d’Appui dans le cadre de PAERPA
    Mouloud YAHMI, Référent régional MAIA, ARS Ile-de-France

    15H45 : RESTITUTION DES ATELIERS

    Table ronde avec les animateurs

    16h30 : CLOTURE

  • Compte rendu de la Matinale Silver Economie du 4 Décembre 16 décembre 2014

    Matinale SE logo

     

    Les MATINALES SILVER ECO  –  La Synthèse

    Les clés de la réussite de la Silver Economie avec les pionniers du marché des seniors

    4 décembre 2014 – Silver Eco Expo

    Une matinale animée par Hélène Delmotte (Care Insight) et Benoit Goblot (Matinal)

     

    Les sept recommandations des 21 pionniers du marché des Seniors (étude de Frédéric Serrière – Senior strategic) :

    • Acquérir une expérience de terrain ;
    • Segmenter et trouver un cœur de cible cohérent ;
    • Tester, tester, tester… ;
    • Etre pragmatique ;
    • Affiner sa stratégie de communication ;
    • Affiner sa stratégie de commercialisation ;
    • Développer une marque forte.

     

    Bruno Derville, PDG Les SENIORIALES

    Clés du succès : La commercialisation au niveau national d’un produit novateur et une valeur d’usage innovante.

    • Commercialisation d’emblée au niveau national avec un choix de commerciaux prestataires répartis sur l’ensemble du territoire ;
    • Valeur d’usage innovante : création d’un modèle à taille humaine basé sur des valeurs de sécurité physique et psychologique, de convivialité et de confort.

    Attentes vis-à-vis de la filière industrielle Silver Eco :

    • Une aide au développement du marché ;
    • Une impulsion pour favoriser l’agrégation de solutions et de produits « Silver Eco ».

    L’avenir :

    • Développement d’outils de communication du résident avec ses proches, sa famille, les personnels de la résidence, les autres résidents – en phase finale de développement.
    • Investissement dans la domotique pour mettre en place des applications d’usage pour l’entrée et la sortie du domicile – fin 2015.

     

    Régis Rocton, PDG Easyshower

     Clés du succès : Un travail en équipe et l’identification d’une approche spécifique de la clientèle (douche adaptée à chaque client après un diagnostic de sa situation).

    L’innovation récompensée – Régis Rocton est lauréat du Top Innovations (catégorie du Top Entreprises) du Loir et Cher 2014 (prix attribué par un jury composé de représentants du Conseil général, de la chambre de commerce, du journal la Nouvelle République, du Medef…).

    Attentes vis-à-vis de la filière industrielle Silver Eco :

    • Un pari sur l’avenir pour consolider le développement du marché.

    L’avenir :

    • Enrichissement en termes de design et de sécurité.
    • Conquête du marché des jeunes seniors et des familles grâce à une approche « conception universelle ».

     

    Fernand Da silva – Directeur France Handicare

    Clés du succès : Proximité et écoute des seniors.

    • Implantation de points de distribution à moins de deux heures de voiture partout en France – développement d’un réseau de 50 distributeurs bénéficiant de formations techniques et commerciales ;
    • Prise en considération de besoins, voire de prix, différents sur le territoire.

    Attente vis-à-vis de la filière industrielle Silver Eco :

    • Développer des partenariats et des échanges avec les industriels.

    L’avenir :

    • Les nouveautés sont intégrées en fonction des demandes des clients : intégration d’un voyant lumineux pour éviter les chutes, d’un bouton d’appel au secours… ;
    • Travail en étroite collaboration avec des associations d’usagers pour le développement de showrooms ;
    • Prise en considération plus importante du design dans la nouvelle offre.

     

    Guy Bastide – PDG de Bastide Groupe

    Clés du succès : Le partage des valeurs et l’envie d’investir.

    • L’écoute du prescripteur, du patient et de son entourage ; le conseil ;
    • La coexistence appréciée de ventes en ligne et de magasins physiques ;
    • Un investissement fort dans la formation des collaborateurs, s’agissant notamment des nouvelles technologies.

    Attentes vis-à-vis de la filière industrielle Silver Eco :

    • Développer des partenariats et des échanges avec les industriels.

    L’avenir :

    • Souhait de développer le réseau des franchisés ;
    • Travailler sur les sujets du design et de la sécurité au plus près des besoins du terrain.

     


     

  • Lancement de la campagne « Faire Avancer la Santé Numérique » (#FASN) 5 décembre 2014

    LESISS           LOGO Care InsightLogo FASN

     

     

     

     

     

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Paris, le 25 novembre 2014

    LESISS et Care Insight s’associent pour lancer la campagne
    « Faire Avancer la Santé N
    umérique »

    Les industriels de la Fédération LESISS et le cabinet de stratégie Care Insight lancent la campagne  « Faire avancer la santé numérique », pendant 2 ans, afin d’accélérer la transformation numérique et l’efficience du système sanitaire et médico-social.

    Alors que le récent Indice de confiance numérique et santé alerte sur une baisse de confiance, le cabinet de stratégie Care Insight, avec le soutien des industriels de la Fédération LESISS, se mobilise pour valoriser la filière de ce secteur dans les territoires. Cette campagne rassemble l’ensemble des acteurs du numérique en santé et s’appuie sur des rendez-vous régionaux afin d’animer une plateforme d’échange d’informations et d’outils innovants.

    Cette campagne jalonnée de 8 étapes régionales s’échelonne sur deux ans et réunit à la fois des institutionnels de la santé, des politiques locaux, des professionnels de santé, des associations de patients et des industriels dans des régions choisies pour leur dynamisme en matière de santé numérique.

    La campagne a pour vocation d’offrir un espace ouvert au dialogue et aux partages d’expériences en matière de e-santé afin de permettre aux acteurs d’accéder au mieux à son écosystème. Elle vise également à rapprocher des acteurs trop souvent dispersés dans un contexte où les régions se mobilisent et consacrent d’importants moyens autour de projets numériques dans le domaine sanitaire et médico-social (Territoire de Soins Numériques, Hôpital Numérique, PAERPA, etc.).

    Bordeaux, Strasbourg et Lille sont les 3 villes sélectionnées en 2015 pour accueillir cette démarche unique en son genre, propice aux investissements et à la création d’emplois.

    La Fédération LESISS, qui représente l’essentiel des industriels œuvrant dans le monde des TIC Santé, sera un partenaire de premier plan tout au long de la campagne.

    www.faireavancerlasantenumerique.com

    J1 : ils s’engagent déjà

    ADEagfaaxigate FSIGLOBAL IMAGING

     

     

    InterSystemsMaincare SolutionsMedasysSoftway

    SephiraWaresys

     

     


     

  • Retrouvez l’Indice de confiance Numérique & Santé 2014 en vidéo 6 novembre 2014

    Indice de confiance Numérique & Santé 2014 en vidéo

  • Care Insight soutient le « ehealth summit » organisé par le Cocir 20 octobre 2014

    LOGO Care Insight&

    COCIR-Logo

    Care Insight est très heureux d’annoncer son soutien au ehealth summit organisé par le Cocir

    http://www.cocirehealthsummit2014.org/

    Cette première édition aura lieu à Bruxelles les 18 et 19 Novembre prochains et l’ensemble de nos membres peuvent profiter de tarifs préférentiels.

    N’hésitez pas à contacter marion.boutemy@care-insight.fr pour de plus amples renseignements.

  • La deuxième vidéo de l’ADF est sortie ! Le développement durable, çà se mesure ! 14 octobre 2014

    Arthur, notre chirurgien-dentiste éco-responsable, s’interroge sur sa responsabilité sociétale … Avec quelques chiffres clés, il montre que la profession dentaire prend la question du développement durable très au sérieux et agit !

    Tooth Responsables

  • Santé: 10 Milliards d’économies ? Impossible sans le numérique ! 7 octobre 2014

    L’e-santé apportera une réponse globale aux enjeux sanitaires, économiques et médico-sociaux.

    L’e-santé pour décloisonner les parcours de soins
    L’e-santé pour chasser les mauvaise dépenses
    Des changements structurels et une vrai réorganisation
    Investir pour économiser.

    Communiqué de presse à paraître dans le magazine DSIH.

    DSIH_N 13-Impossible-sans-numerique

  • Rencontres internationales de la Silver Economie : 16-17 septembre 2014 11 septembre 2014

    UBIFRANCE et l’AFII en tant que cosignataires du Contrat de filière Silver Economie, se sont engagées auprès du Gouvernement à accompagner les entreprises de cet écosystème à l’international.

    Les RISE ont pour objectif de promouvoir le savoir-faire des entreprises de cette filière en expansion, en réunissant les acteurs nationaux de la filière pour:

    • les mettre en contact avec des grands décideurs internationaux,
    • leur présenter les opportunités de développement sur les marchés porteurs,
    • générer des leads commerciaux à l’occasion de rencontres B2B pré-qualifiés avec les sociétés présélectionnées par les grands comptes et décideurs internationaux venus spécialement les rencontrer.

    Programme des 16 et 17 septembre 2014 :

    Jour 1 : S’informer, rencontrer des prescripteurs internationaux et valider son projet export

    Jour 2 : Vendre à des grands comptes internationaux

    Site Internet : http://ubifrance-events.com/rencontres-internationales-silver-economy/

     

    Cible :  EPHAD, grands groupes, PME, start-ups proposant des produits, services, solutions et technologies pour  les séniors dans le domaine de l’habitat (domotique, objets intelligents, robots, logements adaptés), les transports, la sécurité et l’assistance à l’autonomie, le lien social, les télécommunications (téléphonie mobile, tablettes tactiles, réseaux sociaux), la santé (solutions E-santé et télémédecine, nutrition, m-santé), la stimulation sensorielle, les loisirs, le tourisme…

  • 4èmes Rencontres Cohésia : Construire ensemble un parcours simple et cohérent pour l’usager 5 août 2014

    Tout au long de sa vie, l’usager est amené à avoir recours à différents professionnels (issus des collectivités, organismes sociaux, structures médico-sociales…).
    En fonction de sa situation et de l’évolution de ses besoins, la lecture de son parcours peut parfois se révéler être un véritable « casse-tête ».
    L’échange entre les acteurs du secteur social et médico-social s’avère donc nécessaire pour simplifier le parcours de l’usager. Cela passe nécessairement par une convergence des pratiques, la modernisation des outils et la mise en place de nouveaux moyens de communication.
    De la prévention à la communication des données sociales, en passant par l’instruction, le financement et la prestation, le Groupe Chèque Déjeuner accompagne les acteurs de l’action sociale à chaque étape pour apporter des outils leur permettant d’améliorer la compréhension de l’usager et donc la qualité du service rendu.
    Pour partager informations et expériences à ce sujet, le Groupe Chèque Déjeuner vous convie aux 4èmes Rencontres Cohésia le jeudi 13 novembre 2014.
    Pour plus d’informations et pour vous inscrire : www.inscription.cohesia.fr

     

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  • L’échec du DMP provient de la suppression de son budget de déploiement 16 juillet 2014

    PARIS, 16 juillet 2014 (TICsanté) – L’ancien directeur général de l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip santé), Jean-Yves Robin, analyse dans « Santé: l’urgence numérique » les raisons de l’échec du dossier médical personnel (DMP).

    http://www.ticsante.com/mmail.php?msjeton=Qwvp3bx2FF6ncxhpIUxfhK1EtAF93Orfo4SAtk3acr70wrK3Xki6pixEu14mnt401V0e2-pA4-ilstDVufyYd_ZXLxOv1vSU

  • Découvrez la web série de l’ADF « Tooth responsables » 8 juillet 2014

    Voici Arthur, le chirurgien-dentiste éco-responsable, héros de la toute nouvelle web série de l’ADF. 

    Cinq films d’animation ont été réalisés pour donner à la profession des pistes et des idées afin de rendre notre pratique plus respectueuse de l’environnement. En diffusant les films sur les réseaux sociaux avec une stratégie médiatique de visibilité, nous ciblons également nos patients et le grand public en général. Car nous souhaitons montrer que notre profession, comme elle l’a fait sur le terrain de la qualité et de la formation professionnelle, est, dans ce domaine aussi, innovante et anticipatrice. En un mot : responsable ! La série est intitulée « Tooth responsables », pour montrer que le développement durable en cabinet dentaire peut s’envisager avec légèreté, humour mais efficacité ! Alors n’hésitez pas à diffuser et à partager cette vidéo dans vos propres réseaux

    https://www.youtube.com/watch?v=zAAqrWraR00

  • Les premiers pas sur Alternext d’un acteur de la Silver Economie 19 juin 2014

    Ce Mardi 17 juin a eu lieu la cérémonie d’introduction en bourse de Bluelinea. Premier acteur de la « Silver Economie » à être admis sur le marché Alternext, la société a franchi une nouvelle étape, se donnant les moyens nécessaires pour permettre de rendre accessible ses solutions au plus grand nombre. Par le biais d’abonnements mensuels, Bluelinea a permis leur déploiement à travers la France et cela quelque soit le revenu des bénéficiaires.

    Les premières cotations des actions Bluelinea, éligibles au dispositif PEA-PME, ont donc eu lieu hier, le 17 juin, sous le mnémonique ALBLU.

    Accueilli par Eric Forest, Président Directeur Général d’EnterNext, Laurent Levasseur, Président du Directoire de Bluelinea, s’est exprimé devant une quarantaine d’invités, ayant suivi l’évolution de la société depuis sa création. A 9h00 précise, il a eu l’honneur de sonner la cloche, accompagné d’Alexis Westermann et des membres du Directoire, marquant le début d’une nouvelle phase du développement de Bluelinea. La journée s’est poursuivi dans les locaux de BFM Business pour une présentation de la société dans l’émission « Intégrale Bourse »

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    Retrouvez l’intégralité du Communiqué de Presse

  • Conférence Parlementaire sur la Silver Economie – Maison de la Chimie – 10 juin 2014 12 juin 2014

    Conférence Parlementaire sur la Silver Economie – Maison de la Chimie – 10 juin 2014

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    Le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans est amené, en France, à doubler d’ici à 2050 pour atteindre 20 millions de personnes. Au regard des débats actuels sur l’avenir de nos retraites, cette révolution démographique n’est donc pas sans conséquence. Le marché de l’autonomie et de la dépendance représente un potentiel conséquent en matière d’emplois et de développement économique. Face à ce nouvel enjeu, le gouvernement a officiellement lancé le développement d’une nouvelle filière industrielle : la « Silver Economie ».

    Dans ce contexte Michèle DELAUNAY, ancienne ministre déléguée chargée des personnes âgées et à l’Autonomie, députée de la Gironde et Denis JACQUAT, député de la Moselle, président du Groupe d’études « Enjeux du vieillissement », ont participé à la Conférence parlementaire sur la Silver Economie, le mardi 10 juin 2014 à la Maison de la Chimie sur le thème :

    Silver Economie : quelles perspectives de développement de la filière pour favoriser le bien vieillir ?

  • Silver économie : ouverture d’une enquête publique nationale sur les attentes de consommation des seniors 5 juin 2014

    Olivier PEYRAT, directeur général du Groupe AFNOR

    « Privilégier l’élargissement de labels existants » 

    Quel regard portez-vous sur l’évolution de la filière Silver économie ?

    Son intérêt social et économique n’est plus à démontrer ; nous avons aujourd’hui besoin de coordination et de consensus car les acteurs qui gravitent autour du parcours de vie des seniors développent des activités très variées : services au domicile, information, géolocalisation, téléassistance, habitat… La normalisation volontaire est importante pour créer du lien entre ces intervenants qui se connaissent peu. Afnor a lancé un groupe stratégique réunissant des experts de la Silver économie issus de tous horizons – Institut national de la consommation (INC), industriels, groupe de presse, mutuelles, fédérations professionnels… afin d’impulser des interventions collectives car chacun de ces acteurs possède une partie de la réponse. Nous avons lancé début juin un appel aux consommateurs par le biais de l’INC afin qu’ils expriment leurs attentes en matière de biens ou de services utiles à leur quotidien. Les questions portent sur l’alimentation, la santé, les services à la personne, l’équipement de la maison, les nouvelles technologies, l’habitat, les transports et les services financiers. Cette consultation publique se terminera le 31 juillet. Les résultats, qui seront analysés par le groupe de coordination d’experts et les référents Afnor, nous permettront d’identifier les besoins de demain et de bâtir des réponses collectives.

    Pourquoi parler de normalisation volontaire ?

    La réglementation intervient quand il y a « péril en la demeure ». Lorsque l’objectif consiste à promouvoir l’innovation et la facilitation, il est préférable d’encourager les meilleures manières de faire. La normalisation volontaire n’est jamais un frein à l’innovation. Au contraire.

    Etes-vous favorable à la création d’un label spécifique Silver économie ?

    Lorsque des référentiels ont été établis, la preuve du respect des critères fait l’objet d’une labellisation. Mais des marques collectives de certification existent déjà, comme la marque NF qui a été délivrée à des résidences seniors avec services par exemple. Il est évidemment possible d’imaginer un label « Silver économie » mais il faut éviter la triple peine : être en situation de perte d’autonomie ou de handicap, payer plus cher les produits et services nécessaires et s’entendre rappeler constamment cette situation par le biais d’un label. Je privilégierai donc l’élargissement de labels existants à la promotion d’un nouveau label.

     

    Contribuer à l’enquête en ligne

    (Clôture le 31 juillet 2014)

     

  • Expérimentation PAERPA 28 mai 2014

     Expérimentation PAERPA  

    La HAS publie des documents et outils pratiques

    Les régions Aquitaine, Bourgogne, Centre, Ile-de-France, Limousin, Nord-Pas-de-Calais, Pays-de-Loire, Lorraine et Midi-Pyrénées participent à l’expérimentation du parcours de santé des personnes âgés en risque de perte d’autonomie (PAERPA). La Haute autorité de santé (HAS) a publié le 26 mai différents outils, dont un Plan personnalisé de santé (questionnaire d’aide à la décision d’initier un PPS, modèle de PPS téléchargeable, exemple de cas clinique illustrant la démarche…) et un cahier des charges pour l’éducation thérapeutique des personnes âgées et de leurs proches.

    La Haute autorité rappelle qu’un forfait annuel de 100 euros sera versé à chaque ouverture de PPS à l’équipe de coordination clinique de proximité en charge de la formalisation et du suivi du PPS.

    En ce qui concerne l’ETP, trois domaines sont privilégiés : la prévention des chutes chez les patients à risque, la réduction du risque iatrogène en cas de poly-médication et le traitement de la dépression majeure.

    http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1742730/fr/cahier-des-charges-pour-la-mise-en-oeuvre-de-leducation-therapeutique-dans-le-cadre-de-lexperimentation-paerpa

    Hélène DELMOTTE

  • Le regard des acteurs de la santé: une série d’interviews à ne pas manquer! 18 mai 2014

     Le regard des acteurs de la santé: une série d’interviews à ne pas manquer! 

    20 vidéos au total mises en ligne sur Youtube par Care Insight pour vous faire partager la vision des différents acteurs de la santé.

    • « Le numérique ne pourra jamais remplacer l’humain » – Catherine Cecchi, Société Régionale de Santé Publique du Languedoc Roussillon
    • « L’accompagnement au changement est essentiel pour réussir un déploiement informatique » – Philippe Lagouarde, McKesson
    • « Le stockage des données ne peut se faire qu’au niveau régional » – Solange Ménival, Conseil Régional d’Aquitaine
    • « Pour faciliter la révolution numérique il faudrait se caler sur les standards européens » – Laurent Frigara, Enovacom
    • « Le numérique a pour objectif de réduire les inégalités territoriales » – Béatrice Falise-Mirat, Orange Healthcare

    Retrouvez toutes les interview des acteurs de la santé réalisées lors de WoHIT 2014 sur la chaîne Youtube Numérique et Santé by Care Insight bit.ly/1qcPP7Q

  • Nouveau! Suivez nous sur Twitter et Youtube 6 mai 2014

    Vous pouvez désormais suivre Care Insight sur Twitter @Care_Insight

    Retrouvez aussi des interviews exclusives « le regard des acteurs de la santé » sur la chaîne Youtube Numérique et Santé by Care Insight. Vous pourrez y découvrir la vision des différents acteurs de la santé (institutionnels, industriels…) sur le numérique & la santé.

  • Projet de loi de transition démographique, Le « oui mais… » du CESE 31 mars 2014

    Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a voté le 26 mars (1) son avis : « L’adaptation de la société au vieillissement ». Si le Cese salue la volonté de Michèle Delaunay, Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’autonomie, de changer «le regard de la société sur le vieillissement », évoquant même une révolution « copernicienne », il pointe un projet de loi « surtout (encore ?) axé sur la sphère médico-sociale ».

    Dès la publication des résultats du vote, Michèle Delaunay s’est immédiatement réjouie que le Cese « accueille favorablement l’initiative de notre Gouvernement d’engager un véritable acte II de l’APA à domicile, de professionnaliser les intervenants, et de conforter les droits des âgés ».
    Si l’assemblée consultative de la République a effectivement jugé positivement la globalité du projet de loi, elle n’a toutefois pas hésité à pointer le manque de financement et à poser clairement la question du maintien de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) après 60 ans.
    Insuffisant ?
    « Le financement de ce projet de loi par la seule Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa), soit 645 millions d’euros, n’est pas à la hauteur des ambitions affichées », et le report du volet du texte relatif aux maisons de retraite « ne répond pas à l’urgence de la situation » affirme le Cese. Et s’il salue la revalorisation de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), il préconise « d’aller au-delà » et de « réexaminer le système de péréquation permettant un rééquilibrage des participations financières de l’Etat et des départements ».
    Autre « révolution », le Cese préconise de supprimer la barrière d’âge de 60 ans (2) et de prendre en considération dans la révision de la grille autonomie, gérontologique, groupes iso-ressources (Aggir), le projet de vie de la personne sur le modèle de ce qui se pratique pour le guide d’évaluation des besoins de compensation des personnes handicapées (Geva). Un rapprochement entre les champs du grand âge et du handicap qui n’était pas à l’ordre du jour du côté du ministère.
    Les doutes du Cese
    Un autre point à retenir a trait à la vigilance sur de possibles atteintes au droit du travail. Le Conseil émet ainsi « des doutes » sur la création d’un service civique senior sur le modèle de ce qui a été construit pour les jeunes en raison du risque de « se substituer à l’action des professionnels ». De la même manière, si la mobilisation des jeunes en service civique et la mise en réseau des associations dans le cadre de la Mobilisation nationale contre l’isolement des âgés (Monalisa) sont perçues favorablement pour lutter contre l’isolement des âgés, les limites du bénévolat sont clairement mentionnées. Enfin, si le Cese souhaite étendre le droit au répit aux aidants des personnes non bénéficiaires de l’Apa, il exprime de vives réserves sur le balluchonnage qui « déroge au droit du travail et doit faire l’objet de négociations préalables avec les partenaires sociaux ».
    Propositions
    Parmi les propositions du Cese, notons la création de gérontopôles régionaux qui travailleraient aux côtés d’universitaires sur les besoins locaux par âge, le « rattachement du secrétariat d’Etat aux personnes âgées à un ministère plus large de l’Egalité et de la Solidarité » ou encore la création d’une plateforme d’informations pour protéger les âgés de démarches commerciales abusives.
    Le texte devait être présenté en Conseil des ministres le 9 avril, et débattu à l’Assemblée nationale à partir du 17 juin. A suivre….

    (1) 152 voix pour, 3 contre et 1 abstention.

    (2) Avant 60 ans, les personnes en perte d’autonomie sont considérées comme « handicapées ». Après 60 ans, elles sont considérées comme « dépendantes ». Or les deux dispositifs et allocations afférentes sont hétérogènes qu’il s’agisse des critères d’attribution des prestations ou de leurs montants.

  • Thomas Fatome, directeur de la DSS prend le leadership auprès des industriels sur les sujets d’espaces de confiance. 20 février 2014

    Thomas Fatome, directeur de la DSS prend le leadership auprès des industriels sur les sujets d’espaces de confiance.

    Selon lui, la messagerie sécurisée est un « élément clé » des systèmes d’informations sécurisés déployés dans le cadre du Paerpa.

    Il faut débloquer les difficultés sur « l’espace de confiance »(1), pour cela un groupe de travail doit se réunir fin février pour déterminer les pistes d’actions à privilégier selon les territoires, comme par exemple l’élargissement des plages horaires des Ssiad, la présence d’infirmiers en Ehpad, le développement d’hébergements temporaires ou d’accueils de jour itinérants.

    1) Un dossier de spécifications des interfaces d’accès au système de messageries sécurisées de santé a été publié en septembre 2013 par l’Asip. Ce document décrit en détail les principes, les interfaces d’accès et les fonctionnalités à prendre en compte par tout opérateur de messagerie souhaitant intégrer le système de « Messageries Sécurisées de Santé » dans le but de se rendre interopérable avec l’ensemble des autres opérateurs participant à un « espace de confiance commun » permettant l’échange de données de santé en toute sécurité. Il est destiné aux décideurs et aux profils techniques des opérateurs de messagerie candidats à l’intégration à l’espace de confiance MSSanté.

  • L’annuaire de la Fehap 2014 est disponible 19 février 2014

    Le nouvel annuaire de la Fehap est désormais disponible.
    Pour le commander merci de remplir le bon de commande ci-dessous.

    Bon de Commande Annuaire FEHAP

  • Dîner du Cercle du 13 mars 18 février 2014

    Le cercle numérique et santé recevra le jeudi 13 mars Madame Nicole Bricq, Ministre du commerce extérieur.

  • Open-data en santé : l’IDS défendu face au Sénat 10 février 2014

    PARIS, 10 février 2014 (TICsanté)
    Des représentants du Collectif inter associatif sur la santé (Ciss) et du collectif Initiative transparence santé (ITS), ainsi que des représentants de La Mutualité française ont été auditionnés jeudi au Sénat. Ils ont notamment demandé un renforcement des moyens de l’Institut des données de santé (IDS).

    Lire l’article

  • Lancement de la Silver Economie en Aquitaine 5 février 2014

    La « Silver Économie » ou « Économie des seniors » est un secteur en pleine croissance. Fort logiquement, la santé et le médico-social sont des champs potentiels d’innovations majeures ; mais l’autonomie à domicile, le bâtiment, les mobilités douces, les loisirs, le bien-être, l’alimentation…, constituent aussi des terrains riches en innovations technologiques et expérimentations pour les solutions destinées aux seniors.

    Visionner l’intégralité de la newletter

    L’invitation

  • Télémédecine: appel à candidatures pour les ARS pilotes d’expérimentations 29 janvier 2014

    PARIS, 29 janvier 2014 (TICsanté) – La direction générale de l’offre de soins (DGOS) et la direction de la sécurité sociale (DSS) ont lancé un appel à candidatures auprès des agences régionales de santé (ARS) qui souhaiteraient s’engager dans les expérimentations de télémédecine prévues dans la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2014.

    Accéder à l’article 

  • Rapport parlementaire sur la médecine personnalisée 29 janvier 2014

    Paris, 27 janvier 2014 – La « médecine personnalisée » ou encore « médecine de précision » introduit un nouveau paradyme dans la pratique médicale : les patients auront accès à des thérapies ciblées, des traitements répondant au mieux à leur patrimoine génétique et pourront à terme identifier des prédispositions à certaines pathologies.

    Pour accéder à l’intégralité du communiqué :  Rapport Médecine personnalisée Pr Degoulet

    http://worldofhealthit.org/2014/fr

     

  • Les territoires s’emparent de la silver économie 28 janvier 2014

    La première Matinale silver éco de l’année 2014 accueillait la CCI France et des acteurs territoriaux pour illustrer des actions concrètes qui sont mises en place pour soutenir la filière de la silver économie.

    Frédéric Serrière , expert du marché des séniors a réalisé un mapping des acteurs existants et de leur approche spécifique.

    Que trouver auprès des  CCI et agences  de développement : un accompagnement à la connaissance du marché des séniors, qui demande une approche marketing spécifique, des partenaires pour développer des projets innovants, de l’accès facilité aux financements mis en place par les politiques publiques et un support de communication important.

    Retrouvez ces éléments dans la présentation ci-dessous

    Présentation matinale 28 janvier

  • La FEHAP publie deux nouveaux livres blancs 10 janvier 2014

    La FEHAP publie deux nouveaux livres blancs sur l’état de l’art d’un système d’information de santé urbanisé en SSR et pour les Personnes Agées.  

    > En savoir plus sur : La FEHAP publie deux nouveaux livres blancs

  • Territoire de soins numérique 7 janvier 2014

    Une enveloppe de 80 millions d’euros est dédiée au programme dans le cadre des Investissements d’avenir. Un 1er appel à projets a été publié début décembre. Sa gestion est confiée au Fonds national pour la société numérique (FSN) géré par la Caisse des dépôts pour le compte de l’État. Il sera clos le 3 mars 2014 à midi. 

    > En savoir plus sur : Lancement de l’appel à projet Territoire de soins numérique

  • Contrat de filière Silver Economie 13 décembre 2013

    Jeudi 12 décembre dernier, 400 personnes étaient réunies sous l’impulsion des ministres Arnaud Montebourg (Redressement productif) et Michèle Delaunay (personnes âgées) pour la signature d’un contrat de filière Silver Economie. Un contrat dans lequel tous s’engagent à faire de ce secteur dédié au vieillissement une « véritable filière industrielle », avec l’ambition de placer la France parmi les « leaders mondiaux ».

    > En savoir plus sur : Contrat de filière Silver Economie