Formation: un arrêté va intégrer 5 modules sur le numérique en santé dans le cursus universitaire

15 juin 2022
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15 juin 2022 Paul Chevallier

« Cet été sera publié un arrêté transversal qui intégrera le référentiel socle et transversal de compétences du numérique en santé des professionnels de santé, dans la majorité des premiers cycles de formation des étudiants », a indiqué le 13 juin 2022 sur Linkedin l’équipe de G_Nius, le guichet national de l’innovation et des usages en e-santé, porté par la Délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), l’Agence du numérique en santé (ANS), l’ANSM, la Haute autorité de santé (HAS), la Cnam, la Cnil et Bpifrance.
28 heures au total (données, cybersécurité, télésanté…)
Daté du 23 février 2022, ce référentiel de la DNS a été co-construit par l’ensemble des représentants des formations des professionnels de santé (formation initiale ou en exercice). Il précise les compétences qui feront partie du cursus universitaire, articulées en 5 modules (total : 28 heures) :• données de santé : 6 heures ;• cybersécurité : 5 heures ;• communication en santé : 5 heures ;• outils numériques en santé : 6 heures ;• télésanté : 6 heures.
Des compétences minimales que tout professionnel doit connaître
« Un référentiel unique est important parce que ce référentiel concerne l’ensemble des professions de santé. C’est pour cela qu’il est aussi qualifié de « transversal », entre les différentes professions de santé. Et il est considéré comme socle, c’est-à-dire que ce sont les compétences minimales que chacun, dans chacune des professions de santé, doit savoir mettre en œuvre », précise le Pr Pascal Staccini, co-pilote du groupe de travail « Formation » au sein du Conseil du numérique en santé, interrogé en février par l’ANS dans le cadre du Tour de France de la santé numérique.La construction de ce document a été réalisée à partir de « l’analyse des référentiels qui pré-existaient, avant la démarche entreprise désormais par le Certificat informatique et internet (C2i) », explique le Pr Pascal Staccini. « On s’est inspirés de ces référentiels en y adjoignant des référentiels européens sur les compétences digitales, et on a mélangé tout cela pour créer un cœur de compétences, qui a été soumis à l’évaluation des différents métiers, qui ont apporté au fur et à mesure leur contribution. Ils ont nourri cette convergence que l’on souhaite à travers ce référentiel, soit la convergence de toutes les professions de santé, avec le référentiel socle et transversal, compétences minimales que chaque profession de santé doit connaître pour pouvoir non seulement travailler avec le patient mais aussi avec d’autres professionnels l’ensemble autour du parcours de soins pour uniformiser la prise en charge du patient. »